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Poèmes en l'Her |
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Indicible souffrance,Posted at 10:04 on 25/2/2010 by guy d'Imphy
Devant son fils mort né, déchirée de douleur, Exsangue, sur son lit, après un long martyr, la jeune femme épuisée a fini de souffrir. Toute raison laminée, anéantie, elle pleure.
Près d'elle, sur son lit blanc, un enfant violacé, inerte, grimace encore un long cri de douleur. Refusant d'accepter l'atroce vérité, le cœur déchiqueté, l'âme en miettes, le père pleure
Ils n'osent pas se parler, ils n'osent plus un regard, ils savent désormais qu'il est beaucoup trop tard. chacun dans sa douleur voudrait des lendemains
pour ce petit garçon qui tend encore ses mains comme s'il avait voulu, dans sa lente agonie, vainement s'accrocher à chaque instant de vie.
D'instinct ils se protègent de l'attrait du néant il sentent le danger d'approcher de l'enfant. Le presser sur son cœur reviendrait à mourir en embrassant la mort qui veut les retenir.
Quand bien même voudraient-ils chercher un réconfort à l'idée que leur fils, dans le douillet confort du bassin maternel, a connu le bonheur, rien n'efface les souffrances, rien n’efface la douleur.
Si le destin ne voulait pas de cet enfant pourquoi lui infliger si terribles tourments? La mort n'était-elle pas cruelle en suffisance
Devait-elle s’acharner ainsi sur l’innocence ? Bien au chaud, dans le sein de sa mère, il vivait. Ses pieds, ses mains bougeaient, son petit cœur battait
Un mal, des mots..Posted at 09:51 on 25/2/2010 by guy d'Imphy
C'est comme un logiciel au fond de ma cervelle qui triture les mots passant par mes oreilles. Après maintes tortures il leur fait avouer qu'ils ont sans le savoir des sens ignorés. Un soir de réveillon, il n'a pas arrêté: Le caviar du père Igor ne vient pas du Périgord. Les pâtés en croûte épatés s'encroûtent. La coquille st Jacques n'est vraiment pas lourde. confits de foie gras, foies gras déconfits, escargots de Bourg, bourrés sans vergogne d'un verre de Bourgogne font rougir ma trogne. Et pour le dessert, dessert les confits, sert des confitures sans déconfiture. Sous les strass, bourgeois de Strasbourg lavez la vaisselle, lavez celle de Limoges. Ainsi, pendant les vacances, au bord de la mer: pour m'empêcher de pêcher il s'est dépêché de dépêcher un pauvre pêcheur portant une dépêche chez les patrons pêcheurs pour interdire la pêche. Pour laver mon linge contre quelques roupies, l'indienne accroupie dans l'eau croupie, sa croupe y noie. Quant aux crustacés fallait-il que les vacanciers le crussent assez quand il disait: le crabe a des pinces monseigneur, ou alors: monseigneur en pince dans un panier de crabe pour une mer de dix vagues qui divague le vague à l'âme sur un terrain vague. Toujours au bord de la mer Les bateaux amarrés aux quais très chamarrés, ont quitté leurs amarres dans un grand tintamarre, les matelots matent l'eau : y'en a marre de se marrer, la sueur par tous les pores à ma raie basse s'amarre. Et puis tout ce roulis pour un matelot roux qui lit très sûr de lui au lit monté sur roues est-ce bien raisonnable, surtout quand chacun sait qu'au cœur de la tempête, les roux coulent, courroux laid. C'est assez dit le bas de laine empli de clashes à l'eau matelot veille sur ces merveilles qui t'émerveillent.
rimes rancesPosted at 09:30 on 25/2/2010 by guy d'Imphy
ignorance des références carences et intempérance transparence indifférence tolérance intolérance ingérence puis remontrances différence en apparence concurrence prépondérance errances en circonférence conférences et espérances révérences exubérance irrévérences à outrance gérance et interférence préférence et adhérence incohérence endurance souffrance et désespérance occurrence belligérance inférence persévérance tempérance par assurance attirance puis délivrance réveillons-nous (?) ou réveillons nous (!)Posted at 08:15 on 28/12/2009 by guy d'Imphy
Quand tout n'est que plaisir, chansons et cotillons, Comment quitter la fête, la famille, les parents? Le moment du coucher un soir de réveillon, est toujours délicat pour les petits enfants.
Comment quitter des yeux les mille scintillements des boules multicolores et des bougies fumeuses? Comment ne plus humer les senteurs de résine, le miel du pain d'épice, les fragrances en cuisine.
Comment ne pas sombrer les yeux lourds de sommeil, la tête emplie de songes et de contes de Noël? Qu'importe les turbulences et les bruits de la fête,
le rêve se poursuit douillettement sous la couette, jusqu'à l'émerveillement du réveil enfantin devant tous les cadeaux entourant le sapin. au coin du feuPosted at 12:50 on 19/12/2009 by guy d'Imphy
Au coeur de la forêt, sous un manteau neigeux, la masure de grand-père se découvre à mes yeux. Dans l'unique fenêtre tremblotent des lueurs dévoilant les motifs d'épais rideaux à fleurs.
Nul doute qu'un feu ronflant irradie ses bienfaits tandis que dans la braise, betteraves et châtaignes, retirant leurs manteaux dans l'âtre surchauffé, grésillent en cuisant le jus des chairs qui saignent.
En léchant de ses flammes le cul d'une marmite où cuit depuis longtemps la soupe de l'ermite, le foyer attisé par la bise hivernale, dévore bûches et fagots, l'appétit infernal.
A deux pas du manteau, sous un plaid écossais, s'éclaire au gré des flammes un visage buriné. Isolé dans son monde, perdu dans sa mémoire, grand-père tourne les pages d'un antique grimoire.
Maintenant c'est l'hiver, il a mal dans son corps. Il fait froid sur la terre et dedans et dehors. Il n'a plus qu'à attendre comme les autres années, le retour du printemps devant la cheminée. fatrasie 8Posted at 09:40 on 18/12/2009 by guy d'Imphy
Le semeur.Posted at 11:59 on 12/12/2009 by guy d'Imphy
Au sortir des vapeurs d'un bain chaud automnal, la glèbe labourée, sienne brûlée grumeleuse, exhale de tous ses pores des sudations brumeuses, découvrant ses sillons pour un nouveau journal.
Le semeur arpentant ses courbes ondulantes, de la pointe du jour à l'hâtif crépuscule, caresse chaque motte, chaque infime particule, d'une pluie de granules en flagelles cinglantes.
Si la nature clémente prodigue ses bienfaits, de tous ces grains de blé, de seigle ou bien d'avoine naîtront des épis lourds, richesses et patrimoines.
Au contraire, si le diable, impose ses méfaits, gels, tornades, trombes d'eau ou orages en souffrance alors s'évanouiront les folles espérances.
appel dans la nuitPosted at 09:44 on 6/12/2009 by guy d'Imphy
Les jours se sont suivis et se sont ressemblés au point qu'on ne sait plus, vraiment, quel jour on est. Est-ce bien aujourd'hui ou est-ce encore hier? Ne serait-ce demain ou encore avant-hier?
Les enfants ont grandi et ils ont essaimé autour de la planète ils se sont dispersés. Un mail de temps à autre pour dire qu'ils sont en vie, des visites trop rares, des retours à l'ennui,
et nos coeurs fatigués de battre d'émotion quand sonne un téléphone au milieu de la nuit. Fantômes à moitié nus en chemise et caleçon, écoutons angoissés notre petit garçon.
À l'autre bout du monde, il est midi à peine, dans un ciel bleu d'azur rayonne le soleil, une petite voix d'amour égaye notre réveil: mon papy, ma mamy, je voudrais que tu viennes.
Fatrasie 7Posted at 09:40 on 2/12/2009 by guy d'Imphy
Les pommes les plus chères sont les pommes du Cher, on les vend aux enchères, épluchées, bien en chair. La bonne la plus chère à monsieur le vicaire en éplucha des tonnes avec son économe. Ses deux paumes pelèrent et découvrirent les chairs, les chairs les plus chères d'une bonne du Cher, chairs brûlées sur lesquelles on étala un baume, le baume le plus cher sur de la chair de bonne. La bonne n'est plus chez elle, elle épluche des pommes chez monsieur le curé qui les aime bien en chaire. cancre làPosted at 19:11 on 30/11/2009 by guy d'Imphy
L'instituteur m'en veut, comment est-ce possible? De sa mauvaise humeur je suis l'unique cible! Sur l'estrade planté, dans mon tablier noir, les chaussettes tombantes, je suis au désespoir. Hier c'était les trains qui roulaient à fond de train de la gare de l'ennui au premier déraillage, c'était les robinets à nu sur le carrelage, les plombiers débordés, qui se fumaient les joints. Moi, depuis ce matin, mes yeux font du trapèze, La poudre de la craie m'agresse les sinus, quand sur le tableau noir je trace l'hypoténuse j'ai le coeur qui s'emballe, je vais faire un malaise. Si d'une pierre carrée les angles s'arrondissent. Donnez la quadrature afin qu'on en finisse. Pourquoi me demander de connaître l'histoire des rois d'Prusse des rois d'France et des rois de Navarre Tout ça c'est du passé, du savoir inutile, des dates justes bonnes à nous gâter la bile. Peu me chaut que Roland mourut à Roncevaux qu'Henri quatre dans son lit eût mis les poules au chaud que Bayard chevalier sans peur et sans reproche devant les italiens n'eût pas sa langue en poche. Que faire des bissectrices qui se font la tangente Maître par pitié, cessez là cette tourmente. À quoi bon conjuguer des verbes au subjonctif alors que le présent est un impératif!
S'il vous plait monsieur, j'peux aller faire pipi?
Séparation,Posted at 07:54 on 18/11/2009 by guy d'Imphy
C'était un soir pluvieux venteux et monotone; poussés par la bourrasque ils ont fait irruption dans le champ de lumière d'un café sur la place. L'air vif du dehors s'engouffra en miaulant, soufflant d'un même coup fumées et commentaires. quand enfin décidés, une des portes ils poussèrent. Vers ce couple improbable les regards se tournèrent; Elle n'avait pas vingt ans, il était déjà vieux. D'un sourire convenu pour se faire pardonner ils saluèrent les clients troublés dans leur quiétude. Le calme revenu, les volutes bleutées s'étalèrent insidieuses comme un voile discret sur des commentaires nourris d'un nouveau sujet. Elle avait l'air perdu, des larmes plein les yeux. Il demeurait sans voix, le regard douloureux. Sans un mot, face à face, leurs doigts se réchauffaient au contact des tasses où fumait un café. D'inattendus frissons leur parcouraient l'échine ce n'était que sanglots sur des amours en ruines. Pour la dernière fois leurs corps se sont aimés avant qu'il ne dévoile l'indigne vérité. Marié depuis longtemps à une épouse malade il s'est autorisé à vivre une aventure sans penser un instant devenir amoureux. Aujourd'hui déchiré entre cœur et raison, il a choisi son camp, il rentre à la maison. Ainsi pendant deux ans, l'amant si protecteur, l'homme qu'elle a tant aimé n'était qu'un vil menteur. Pourtant ces deux années, ces années de mensonge ont été bien plus belles que le plus beau des songes. Demain la solitude lui rongera le cœur, tandis que son amant vivra un autre ailleurs. Au fond de tout son être, un long cri silencieux déchire ses entrailles comme un enfantement sa douleur est semblable à celle d'une mère qui constate éperdue la mort de son enfant. Homophonie sur tous les tonsPosted at 11:42 on 8/11/2009 by guy d'Imphy
Tonton promène double menton, méga bidon et capitons. Sur son veston en vieux coton, les boutons jouent à saute-mouton ! Tonton tontaine, tontaine tonton.! Tonton aime à jouer du piston, sur tous les tons et demi-tons, son voisin hurle en baryton: «tu devrais jouer du mirliton!». Tonton tontaine, tontaine tonton. Ton tonton tond tes blancs moutons, des molletons jusqu'au menton. Son rejeton est marmiton. D'un mironton fait un gueuleton. Tonton tontaine, tontaine tonton. Après un aussi bon gueuleton, gueule-t-on autant que ton tonton? Pas si on boit force litrons d'eau minérale au jus de citron. Tonton tontaine, tontaine tonton. Tonton voudrait pêcher le thon, (il est de bon ton qu'un bon thon soit breton!) à croupeton sur le ponton, en fait de thon c'est un étron qu'il trouve au bout de l'hameçon. Tonton tontaine, tontaine tonton. Alors il en fait un feuilleton, sous l'oeilleton coupe le nylon, enroule ses cannes de chatterton, rentre chez lui à ripaton. Tonton tontaine, tontaine tonton. Pour la Noël, ses cheveux longs, lui interdisent de faire santon. Pour être propre, un gueux le tond, contre croûtons et rogatons. Tonton tontaine, tontaine tonton. Un beau matin dans son salon, Anne fiancée de son garçon ....elle est coiffeuse pour hommes! coupa les cheveux de tonton. Fils ! Anne tond ton tonton. Tonton tontaine, tontaine tonton. Ce n'était pas un vrai canon, mais n'avait rien d'un hanneton. tonton dit à son rejeton : fiston, ton thon tond ton tonton.... Tonton tontaine, tontaine tonton. amourPosted at 08:36 on 27/10/2009 by guy d'Imphy
Aimer intensément à en perdre la vie aimer comme si demain était le dernier jour dernier jour d'un amour en croisière au long cours aimer comme le marin d'un naufrage averti Aimer le premier mot et le premier sourire aimer le premier geste et la première fois la première caresse et toutes les autres fois jusqu'à ce que la vie de nos corps se retire Aimer en un seul jour autant qu'il est permis aimer pour rattraper tous ces moments perdus d'un véritable amour aimer sans retenue Aimer intensément à en donner la vie Viens,Posted at 07:47 on 11/6/2009 by guy d'Imphy
Ensemble nous irons contre vents et marées Vivre une relation sur notre île déserte. Tant pis si nous courons tout droit à notre perte, Nous ne gagnons jamais à ne rien essayer.
Lorsque nous serons là, face aux immensités, Reposés des soucis, des bruits de la cité, Bercés par le ressac sur la plage mouillée, Prêts à nous endormir en toute nudité,
Alors dans l'écrin noir d'une nuit étoilée Naîtra le sentiment d'un bonheur apaisé. Fini les turpitudes et les sous-entendus,
Fini les suspicions et les fruits défendus, Au regard des morales de nos mondes différents Nous n'aurons plus à craindre d'iniques jugements. La confiotePosted at 19:07 on 6/6/2009 by guy d'Imphy
Tant que j'ai pu croquer avec belle insolence, Des fruits générateurs d'intenses sensations, Ignorant la verdeur ou la déliquescence, mes glandes salivaient avec délectation.
Désormais désarmé, comme le sont les vieux, Je ne puis assouvir mes antiques passions sans un bon épluchage, une longue cuisson, pour muter les chairs fermes en nectars sirupeux.
Ainsi je peux remplir les cuillers et les louches puis glisser le sirop jusqu'au fond de ma bouche. Mes amours éphémères sont parties en compote.
Des fruits de la passion j'ai fait des confitures. A vouloir tout cueillir des plus jeunes aux plus mûres J'ai fini par goûter aux joies de la confiote. Je n'aime plus ma muse quand elle me parle ainsi,Posted at 07:02 on 31/5/2009 by guy d'Imphy
Depuis que sur le net, un peu chaque matin, Tu sévis à nouveau, rimailleur de quatrains, Les filles de Mnémosyne: Calliope ou Polymnie Supportent courageusement ta mégalomanie. Jardinier amateur dans les jardins en friche, Tes rimes sur la toile ne sont pas des plus riches.
Certain d'avoir écrit pantoums et villanelles, Tu prétends conquérir la gloire universelle; A peine l'œil ouvert, tu cours tel un malade ouvrir ta messagerie, éplucher les salades. Comme un chien affamé guidé par les fragrances, Tu cherches le bon os au fil de tes errances.
En manque de caresses tu lis chaque message teinté par ton ego des couleurs de l'hommage. Dans tes dossiers perso tes fichiers de libelles ne crépite pas encore la plus faible étincelle capable d'allumer les feux de l'incendie qui lécheront tes rimes d'éclairs de génie.
Le manque de talent doublé de l'inculture, n'accouche que d'illusions, d'amères déconfitures. Bercé des homélies de médisants prophètes, tu finira un jour par gloser les poètes; Fiévreux de jalousie tu sauras les proscrire, Alors que les aimer tu n'oseras l'écrire. Il n'y a pas si longtemps, la nuit, les esclaves rêvaient.Posted at 07:12 on 22/5/2009 by guy d'Imphy
Sous un soleil brûlant, sous les pluies tropicales, sous l' abject carcan d'une élite coloniale, sous les giffles des verges lacérant les martyrs, l'esclave quasiment nu, dégoulinant de sueur, arrachait à la terre des rivières de porphyre. Submergé par la haine qui lui noyait le coeur, faisant fi des brûlures, les muscles déchirés, il retrouvait enfin, dans ses rêves tourmentés, la liberté d'oser de meilleurs lendemains. Lendemains de bonheur, sans fatigue et sans coups, lendemains sans fouet, sans esclave et sans joug, lendemains idéaux pour tous les êtres humains. Et son rêve continuait, s'enivrait plein d'audace. On retirait ses chaînes, on levait l'interdit. Au coeur de la cité on lui donnait sa place. Devenu citoyen il était étourdi. Alors c'était la fête, l' ivresse , la liberté, il prenait l'autobus, il pouvait étudier, Il avait tous les droits; même celui d'uriner dans les toilettes publiques, jusqu'alors réservées. Et puis il espérait encore plus de bonheur, à quoi bon s'arrêter de jouir de ces instants « la nuit n'est pas finie, il reste quelques heures ». Le rêve s'enflammait pour l'heureux étudiant. Diplômes en poches, il pouvait exercer. Avocat de métier, il allait se marier, avoir de beaux enfants, vivre en les beaux quartiers, postuler au congrès devenir président du plus riche pays de tous les continents. On lui tendait la bible et il prêtait serment...
Au jour naissant, le fouet a claqué séchement. La porte de l'abri a grincé sur ses gonds. Terrorisé, l'esclave s'est redressé d'un bond.
Du passé au présent, la plus grande nation, s'est dotée d'un président de couleur marron.
Enfant j'avais peur.....Posted at 07:40 on 23/4/2009 by guy d'Imphy
Un soupir nous échappe, nous ne respirons plus. En attendant la guerre ou de plus grands malheurs, nous économisons l'oxygène salvateur. Sans oser regarder à travers l'oculus du grenier de l'histoire chargé et poussiéreux; tétanisés de peur nous haïssons nos Dieux. La vie s'écoule, le temps passe, le soir tombe. Le clair de lune réfléchit sur nos tombes. Plus rien nous sauvera de l'implosion immonde. Comme au temps des Césars, des Charles ou Alexandre nul ne pourra résoudre les conflits de ce monde sans y perdre la gloire sans y laisser de cendre. Si demain par miracle un jour nouveau se lève au-dessus des fumées couvrant un champ de ruines l'humanité meurtrie sera-t-elle bonne élève d'une école de la vie expurgée de doctrine? Et la lumière fut,Posted at 07:13 on 10/4/2009 by guy d'Imphy
Je me suis rencontré un beau jour par hasard alors que solitaire mes pas m'avaient conduit pour goûter la fraîcheur de l'imposant réduit d'une antique chapelle dans le pays Brayard.
Dans la douce pénombre humide et silencieuse mon regard fatigué découvrait les statues saccagées, dévastées, sur la terre battue, culbutées par le lierre d'étreintes licencieuses.
Les lianes et les orties étouffaient les trois bancs. Seule sur son support, une vierge à l'enfant, trônait en majesté aux lueurs d'un vitrail, tandis qu'un arc en ciel lui couvrait le poitrail.
Le fils de Dieu dormait dans ce puits de lumière, protégé des rayons par les bras de sa mère. Intensément ému, gagné par le sacré, j'ai plié le genou et j'ai enfin prié. Am stram gramPosted at 07:39 on 8/3/2009 by guy d'Imphy
Am stram gram, au coeur de Panam, les poètes clament pour de jolies femmes, des vers passionnés à vous fendre l'âme.
Am stram gram, plantes phanérogames, les mots flottent au vent comme des oriflammes, Musique électro-encéphale au gramme.
Am stram gram, les nanas se pâment, collées aux tam tam comme des cramcrams, pas besoin de came excitant le brame.
Am stram gram, galant monogame, ignore que sa dame, sortant du hammam, a pris un grand bain d'essence de dictame.
Am stram gram, déclarant sa flamme, de beaucoup trop près, la belle s'enflamme, pas un seul pompier, sur les lieux du drame.
Am stram gram, plongez-vous madame, dans l'eau de la Seine, pollution infâme, la peau se desquame, c'est un psychodrame.
Am stram gram, le pauvre quidam, sniffeur cryptogame et fleur de jusquiame shooté diazépam, n'est pas mac à dames,
Am stram gram, une bougie crame devant Notre-Dame, au repos de l'âme de la pauvre femme, le public acclame.
Am stram gram, fin du docudrame le tram sur son rail ballote ses rames les slammeurs reprennent le cours de leurs games
Am stram gram, devant notre Dame, les enfants de coeur sur le macadam, ont quitté les choeurs pour chanter le slam. <- Last Page | Next Page -> |
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