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Poèmes en l'Her


Mes poèmes, mes proses, mes divagations... Mon vide...

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Ils pleurent...

Posted at 18:52 on 8/3/2010

Ils pleurent... 

Ils pleurent Haiti, en regardant à la télé des images d'enfants qui pleurent leurs parents, et de parents qui pleurent leurs enfants. Ils pleurent tous en les voyant pleurer, se battre pour manger, pleurer sur leur misère et le sort atroce qui les accable, ils les pleurent et ils les plaignent, bien qu'ils ne les connaissent pas , ils pleurent les Haitiens qui pleurent; les Africains, les Asiatiques, les Européens, les Américains, tous ensemble, ils pleurent, et ils aident. Ils pleurent les pleurs d'Haiti sinistrée.

Je pleure les Beatles, en regardant à la télé les images de fans qui pleurent leurs idoles, et les idoles qui rient de leurs fans. Je pleure tout en voyant ces filles pleurer, se battre pour les toucher, pleurer leur inaccessibilité et leur atroce intemporalité, je les pleure, et je me plains, bien que je ne les connaisse pas, je pleure les Beatles que je ne rencontrerai jamais; John, Paul, George, Ringo, tous ensemble, il rient, et ils m'aident. Je pleure les notes des Beatles séparés.

Ils pleurent Haiti, en écoutant les appels à la radio, à la télé, de tous ces gens qui hurlent à la faim, et qui pleurent de désespoir. Ils pleurent car ils ont peur d'oublier, à force d'accumulation d'images et d'appels au secours, à force de saturation des cerveaux, des morceaux de corps laissés ça et là, ils pleurent car ils en oublient qu'il s'agit d'une aide sur une longue durée.

Je pleure les Beatles, en écoutant les chansons sur mon I-Pod, de ces quatre génies qui hurlent à la jeunesse, et qui pleurent de désespoir de vieillir. Je pleure car j'ai peur d'oublier, à force d'accumulation de sons et de notes magnifiques, à force de saturation de mon cerveaux, des morceaux de passion d'or laissées ça et là, je pleure car j'en oublie qu'ils sont restés figés pour l'éternité.

Chacun ses pleurs, les miens c'est d'avoir jamais connu leurs folles années, c'est de juste devoir me contenter de les aimer après, c'est de me complaire à pleurer leur désormais trop loin et tellement si lourd passé.

Eux, c'est d'avoir jamais ne serait-ce qu'une année d'humanité, c'est de juste devoir se contenter de nous appeler à l'aide, c'est de se complaire à pleurer leur désormais trop proche et si lourd passé.

Ils pleurent Haiti, je pleure les Beatles, et s'ils étaient seulement là pour aider Haiti, les Beatles essuyeraient mes larmes et assouviraient leur soif d'eau et de dignité humaine. Et je ne pleurerais plus, et ils ne pleurerais plus; mais ils sont morts et chacun d'entre eux, d'entre nous, tour à tour se meurt dans les entrailles de notre chère Terre qui nous porte honteusement, maintenant. Elle nous chasse doucement et amoureusement, comme une mère déçue de tant d'enfants indifférents, intolérents qui se battent, après elle s'en lasse, et les enlace une dernière fois.

Elle pleure Haiti, elle pleure les Beatles. Elle pleure à sa faim, et nous berce jusqu'à sa fin.

Jane L'her

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Good bye London

Posted at 18:17 on 8/3/2010

 

Good bye London

 

Good bye London

Je rentre à la maison

Tu m'auras quand même

Retournée la tête et même

Mes chères frenchy-convictions


Good bye London

J'me pose encore plus de questions

J'suis encore plus triste mais bon

Tu m'auras quand même

Procurée un peu d'espoir et même

J'suis encore plus french qu'english


Good bye London

Faut pas dire que je triche

Deux ans c'est long mais bon

Tu m'auras quand même

Déclarée ma flamme et même

Promis d'm'attendre jusqu'à


Good bye London

Jusqu'à c'que tu m'rinvite chez toi, chez moi


Good bye London

J'en fais pas des tonnes

T'es ma seule survie sinon

A quoi bon me traîner dans c'train


Good bye London


Good morning Paris

C'est gentil de m'raccrocher un sourire

Quand j't'ai reniée pour le meilleur et pour le pire

Jane L'her

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J'ai tellement peur...

Posted at 15:58 on 4/3/2010
J'ai tellement peur...


J’ai tellement peur, tu sais
Tellement peur de pas y arriver
Et je ne sais plus ou aller
Ni meme a qui manquer

J’ai tellement peur, tu sais
Tellement peur d’y rester
Et je ne sais plus ou crier
Ni meme a qui chanter

J’ai tellement peur, tu sais
Tellement peur de ne pas avancer
Et je ne sais plus ou aimer
Ni meme a qui rever

J’ai tellement peur, tu sais
Tellement peur de m’arreter
Et je ne sais plus ou tricher
Ni meme a qui m’en aller

J’ai tellement peur, tu sais
Tellement peur de plus m’envoler
Et je ne sais plus ou pleurer
Ni meme a qui me confier

J’ai tellement peur, tu sais
Tellement peur de ne pas etre aimee
Et je ne sais plus ou appeler
Ni meme a qui rester
Jane L'her
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Dis..

Posted at 15:55 on 4/3/2010
Dis...


Dis, est-ce que tu crois qu’un jour tout ca sera fini
Toute cette angoisse au fond de mon coeur
Cette peur au fond de moi qui jaillit
Hante mes nuits et m’arrache mes larmes
Mes armes retournees contre moi me reviendront-elles un jour?

Dis, est-ce que tu sais si c’est vraiment de l’amour
Toutes ces flammes au fond de mon coeur
Cette torpeur au fond de moi qui m’entourre
Fige mes membres et passe du rire aux larmes
Mes armes braquees tomberont-elles un jour?

Dis, est-ce que tu penses qu’un jour j’y aurai droit
A ce bonheur au fond de mon coeur
Cette douceur qui tout au fond de moi
S’imagine dans mes nuits essuyant mes larmes
Mes armes rives sur moi tireront-elles des fleurs un jour?

Dis, est-ce que tu crois qu’un jour tout ca sera passe
Toute cette rancoeur au fond de mon coeur
Cette douleur qui tellement au fond de moi incrustee
Empeche mes nuits de dormir et me tire mes larmes
Mes armes dirigees contre moi tireront-elles un jour?
Jane L'her
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Y a pas a dire, je suis vraiment perdue en ce moment...

Posted at 17:45 on 3/3/2010

Y a pas a dire, je suis vraiment perdue en ce moment...

Paris m’appelle mais sa voix m’etouffe

Et je ne l’entends que le soir quand je lui parle

Revenir me parait insurmontable

Devoir quitter la ou je suis enfin poete

Un instant positif ephemere

Et mon stylo qui m’entraine au plus profond de la nuit

Jane L'her

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Je n'ai aucun remords...

Posted at 16:48 on 3/3/2010

Je n'ai aucun remords...

Je n’ai aucun remords a dire que rien ne me manque, rien, personne ne manque et tout me manquera, et ce sera une longue deprime qui se super-posera a celle qui deja m’ecoeure et qui me perd depuis des mois, et je n’ai aucun regrets a dire que rien ne me manque, et que je veux rester ici, pour la vie, j’ai ete marquee a vif et a vie, et pourquoi attendre?

C’est injuste!

Pourquoi attendre avant de pouvoir enfin se sentir mieux, un peu plus heureux?

Pourquoi suis-je si seule?

Pourquoi ne puis-je pas, ne puis-je rien?

Et rien ne me manque, vous entendez?

Personne!

Et mon stylo se fiche de moi, il me fait tourner la tete comme celui que je ne veux plus quitter, celui qui serait mon heros car il etait ebloui...

Lui, me respecte, et s’interesse a moi.

Je n’ai aucun malaise a dire que rien ne me manque, rien, non, personne ne me manque et je veux rester ici pour toujours!

Je veux rester ou je suis car je suis bien, pour une fois!

Et je vois l’avenir qui me nargue car il sait tres bien que je ne peux pas le suivre, je tourne en rond...

Je ne veux pas reculer, revenir en arriere, c’est reculer, c’est abandonner...

Non, non!

Je ne veux pas, non!

Je vous en supplie!

Non!

Je ne veux pas!

Non!

Je ne veux pas!

S’il vous plait!

Non, je ne rentre pas!

Laissez-moi crier qui je suis!

Laissez-moi!

Non!

Je n’ai plus la force, j’abandonne...

Je suis fatiguee.

Je voudrais tant rester...

Mais deja lundi, c’est la rentree.

Jane L'her

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Lundi 1er mars 2010

Posted at 16:41 on 3/3/2010

Lundi 1er mars 2010

On aurait tellement de choses a se raconter

La vie devant nous et le monde entier a nos pieds

Il suffit simplement de nous dire que nous sommes prets

Vivre une vie sans s’occuper de ceux qui s’y opposeraient

Il suffit simplement de nous dire juste la verite

Et la vie devant nous sera toute a nos pieds

Rattraper le temps perdu avant de nous etre rencontres

Jane L'her

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Il s'est passe quelque chose...

Posted at 20:51 on 2/3/2010

Il s'est passe quelque chose... 

Il s’est passe quelque chose l’autre fois

Je n’etais plus du tout la meme en rentrant

C’est une partie de moi qui est restee la-bas

J’avais un coup de blues en arrivant et pourtant

 

Y a eu ses paroles qui m’ont souries

J’en revenais pas qu’on chante Lili ici

Y a eu Souchon, Maxime et puis aussi

Dutronc, Brassens puis rien, non, depuis

 

Il s'est passe quelque chose c’est certain

Il ne peut pas, non, impossible, qu’il n’ait r'ssenti rien

Je ne veux plus, non, plus penser a qui serai-je demain

Je veux r'garder encore sa guitare chanter sous ses mains

 

Y a eu ses paroles qui m’ont suivies

J’etais toute chose et d’envie d’chanter remplie

Y a eu sa voix et aussi ses yeux m’ont souris

C’etait dans notre monde, a part et sans soucis

 

Il s’est passe quelque chose dans nos regards

J’pouvais plus dormir, je n'pensais qu’a cette rencontre

La plus belle que j’ai faite, et j’y r’pense encore le soir si tard

Pas une question d’generations, cette histoire le demontre

 

Y a eu ses paroles et son regard qui s'eblouit

Il n’en revenait pas que je parle comme lui

Y a eu sa guitare qu’il reposa d’vant lui

Et maint’nant y a mon ame qu’y r’pense et r'chante la nuit

Jane L'her

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Es-tu vraiment la?

Posted at 20:41 on 2/3/2010

Es-tu vraiment la? 

Quand la nuit recouvre de son voile noir tous les gens les choses qu’elle endort et eteint pour une nuit juste quelques heures de silence de vent et d’apesenteur,

 

Je me plais vraiment a imaginer ce que tu fais a qui tu penses pour qui pleures-tu pries-tu dans quelle image pour quelle morale es-tu parti chercher tes mots qui redessinent exactement tes traits tes mains et ton toi tout entier?

 

Quand je m’allonge les ecouteurs dans mes oreilles et que je ne retiens pas cette larme que je suis si triste qu’aucun mot ne me convient pour exprimer cette douleur ce desespoir qui m’envahissent en grandissant,

 

Je me plais vraiment a tenter de te trouver de te chercher parmi les nuages et les virages de ce sombre Univers couvert d’etoiles qui te ressemblent et que je n’ose consulter de peur que chacune ne me referme la porte au nez de mon jeune age si frele si bleme d’impatience et rempli d’amour ne sachant a qui le donner ou plutot si sachant a qui mais ne sachant pas comment ni quand ni est-ce qu’il faut le lui donner?

 

Quand mes draps mon oreiller tout a coup devenus voilier chavirent et coulent par une tempete mes larmes si mures et etouffees entre mes mains bien trop trempees pour t’ecrire un S.O.S,

 

Je me plais vraiment a te chercher et a imaginer que tu puisses vraiment venir dans mon lit me consoler mais je ne te vois pas et je me leve car je n’ai pas sommeil et tu me tends la main assis tout en haut et je la saisis sans savoir si tu es vraiment la?

 

Quand tu me prends la main comme ca et que je n’ai plus peur de rien quand tu me sers tres fort contre toi comme ca et que je n’entends plus que toi qui me murmures des mots si doux si tendres si bons si toi quand je ferme les yeux ma tete posee contre toi entre tes mains et que plus rien non plus rien ne m’atteint,

 

Je me plais vraiment a penser que tous les deux c’est unique c’est different des autres c’est eternel c’est au-dela c’est possible et c’est facile c’est tout de suíte et depuis longtemps c’est nous et c’est pour toujours ne le sens-tu pas?

 

Mais quand mes yeux soudain s’entr’ouvrent et que je sens ma joue trempee d’insomnie de larmes d’un souvenir efface par la douceur d’une plume si proche de la nuit,

 

Je me tue vraiment a comprendre que je suis seule que tu es reparti la ou si fort on peut t’aimer et t’appeler et te toucher et si fort te donner ce que je ne puis que t’ecrire et dans ma journee je cherche sans cesse le chagrin insoutenable qui me fera apparaitre dans ta memoire et t’appelerai tout en haut de notre coin de Lune et je prie pour la premiere fois pour que tu sois vraiment la?

 

N’oublie pas ta plume sous mon cou frolement si doux et ne dis rien de plus

Surtout ne lache pas ma main ne me lache jamais la nuit quand je suis agrippee quand tu me tiens hors de portee du danger de ma realite surtout ne me lache pas je marche sur un fil si fin qui ne tient que si tu le retiens

Jane L'her

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One day we'll be together...

Posted at 13:15 on 28/2/2010

Et voila, deja une semaine en Angleterre, et ma poesie se prend pour Oscar Wilde... Poor Jeanne.

One day we'll be together...

And life and love are playing games with my poor feelings
To keep me where I won't leave anymore

One word just say one word and I'll be there with you
I need you to keep your eyes in my mind
You will do everything you want to do

If you wanna see me
I won't ask any questions
And if life and love are still playing games with me

Being with you will make me forget all that

And one day my life will change her direction
I'll come to you with a big smile
I'll forget my past life to kiss you, to tell you all those words of heart you are the only one who understand
And the night will be ours

Then I will go in London or in New-York, to live a real life where love and life won't play games with my feelings
To keep me where I left that night we made love

One word tell me just one word and I will go through seas and mountains
And I'll be there with you because I'm yours
Just yours oh yes I'm yours
And if love and life are still playing games with me

Kissing you will make me forget all that

But if you wanna stay in your real life
That day where I could do everything I want to do
So without London, without New-York
Paris will take me in her arms to dry my tears
And life and love will laugh seeing me sad
And both will keep me where I won't leave anymore
I won't dream anymore and will regret to thought just that
We two would be together
We too would be different
But tell me one word please you know which word
And I'll be there in your arms

Call me and I'll be there to kiss you
Call me to see that I need just one word to be with you
You will do everything you want of me

Being to you makes me forget real lives and real loves


Jane L'her

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Pour un baiser...

Posted at 18:05 on 27/2/2010

 

Pour un baiser...

 

Pour un baiser doux dans mon cou

Et aussi pour un rendez-vous

Tourner la page oublier tout

Entre tes mains mes doigts fragiles

Rever de toi qui m'embrasse c'est facile

Pour un regard juste entre nous

Arreter le temps ou juste un petit bout

M'arreter juste devant. Devant nous

Pour avoir l'her amoureux-fous

Et toute l'eternite devant nous

La nuit nous enlace entre ses fils

Une etoile qui s'arrete puis qui nous laisse tranquilles

Nous avons tout le temps sur notre ile

Et nous savons que ce pourrait etre si facile

Pour que l'amour nous rende saouls

Enivres de l'odeur des amours fous

Ton nom sur mes levres changerait tout

Et je t'offrirai ce que j'ai c'est tout

Retiens-moi ne me lache pas retiens-nous

Pour le meilleur et le pour le pire sans tabou

A part du monde des autres notre divine idylle

Nul ne peut nous separer qu'un seul battement de cils

Jane L'her

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J'avais surtout envie...

Posted at 17:43 on 26/2/2010

 

J'avais surtout envie...

J'avais surtout envie
En ecrivant ce poeme
De m'imiscer dans votre vie
Car je veux partir d'ici
Et je veux rester quand meme
 

Si vous n'existiez pas
Je ne reviendrais jamais chez moi
Je traverserais la Manche sans retour
Et je n'aurais plus a souffrir en repensant
Au manche de votre guitare que j'aime tellement
Je n'aurais pas a pleurer d'envie ni d'amour
 

Si vous n'etiez pas la
La question ne se poserait meme pas
Je ferais de Londres ma patrie
Et je n'aurais plus a ecrire en repensant
Que je vous aime et vous admire tellement
Je n'aurais pas a pleurer d'amour ni d'envie
 

J'avais surtout besoin d'ecrire
Et je savais qu'en pensant a vous
Mes lignes des larmes passeraient aux rires
Avec vous mon papier devient fou
 

Si vous n'existiez pas
Je ne saurais ecrire autre chose que moi
Je serais si triste sans personne a appeler au secours
Et je n'aurais plus a vous ecrire intensement
Je n'aurais plus a pleurer d'envie ni d'amour
 

Si vous n'etiez pas la
La question ne se poserait meme pas
Je ferais de la Poesie mon ennui
Et je n'aurais plus a chanter en vous imaginant
Au manche de votre guitare agrippe et m'ignorant
Je n'aurais pas a pleurer d'amour ni d'envie
 

Jane L'her

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Je ferme les yeux...

Posted at 16:52 on 26/2/2010

 

Je ferme les yeux...

Je ferme les yeux

Et dans ma tete je vois du sable

La brousse la plage et aussi la mer

Le Senegal ou j'habite qui m'invite

Je suis au coeur de mon pays ma sainte patrie

J'entends les chants et je danse avec eux

Ma peau devient noire et mon identite a change

Le Senegal qui m'invite qui m'habite

J'aime j'aime j'aime

J'aime j'aime j'aime

 

 

Je ferme les yeux

Et dans ma tete je vois des mains

La musique les mots et aussi les notes

Le seul modele ou j'habite qui m'invite

Je suis au coeur de mon ami oh mon cheri

J'entends ses chants et je danse avec lui

Ma peau ecorche vive et mon coeur ignore

La musique qui m'invite qui m'habite

J'aime j'aime j'aime

J'aime j'aime j'aime

Je ferme les yeux

Et dans ma tete je vois une toile

La toile la souris et aussi les crans

L'etoile ou j'habite qui m'invite

Je suis au coeur de notre lune sur le chemin des dunes

J'entends les chants et je danse avec eux

Ma peau si etincelante sous la plume si douce

Les toiles qui m'invitent que j'habite

J'aime j'aime j'aime

J'aime j'aime j'aime

 

 

Je ferme les yeux

Et dans ma tete je vois des planches

La lumiere les cris et aussi les rages

La maison ou j'habite qui m'invite

Je suis au coeur de sa technique drama magique

J'entends les chants les applaudissements ca vient d'eux

Ma peau toute bleue sous les feux et mon image nette

La maison qui m'invite que j'habite

J'aime j'aime j'aime

J'aime j'aime j'aime

 

 

J'ouvre les yeux

Et je ne vois plus rien du tout

Le rien, le vide, le sage, et aussi le neant

La pluie de larmes qui m'invitent, qui m'habitent

Je suis au coeur de mon ennui, maudit oubli

Je n'entends plus rien, ni toi, emoi, ni lui, ni eux

Ma peau est blanche, pale, et qui suis-je?

La pluie de larmes qui m'habitent, qui m'incitent

A aimer, aimer, aimer

Aimer, aimer, aimer

Jane L'her

 

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Tes cordes de nylon...

Posted at 22:52 on 20/2/2010

 

Tes cordes de nylon...



Tes cordes de nylon qui s’entrecroisent avec mes lignes et inter-lignes, tes doigts qui caressent avec délicatesse le bois, le manche et qui accordent l’instrument parfait, tes yeux rivés, concentrés sur la caisse, sur ta plus fidèle confidente et l’objet le plus spirituel de ta vie, et ma vie qui s’immisce ou qui tente de s’immiscer dans tes notes, à l’aide de mes lignes sombres, tristes, mes noires enlacent tes blanches nuits qui aspirent ton âme et mon cœur dans une spirale onirique et sans fin, sans retour, mes notes d’ivoires que je ne puis que reproduire, à défaut de savoir les écrire, les inventer, les composer, mes notes catastrophiques qui ne me permettent pas de te parler d’autre chose, et qui m’étouffent, qui m’étalent par terre en ne me laissant que des égratignures restées à vif sur mes doigts, plus écrivains que musiciens, plus poètes qu’interprètes, ton cœur qui ne sait pourquoi parfois il s’envole en de lointaines contrées, que je suis seule à connaître, ton cœur qui se soulève pour quelqu’une que je suis seule à connaître : c’est moi, ton cœur qui te souffle des mots inconnus, des notes impromptues, et mes lignes et inter-lignes qui voyagent au son de ta lyre dans le creux de tes yeux cernés d’expérience, dans le coin de ton sourire si frais d’innocence, mes maux qui puisent leur inspiration dans tes mots que je sens, que j’aime, que j’entends dans mon cœur et que je re-sens jusqu’au plus profond de mes entrailles, ton âme que je veux si jeune, si fragile et si belle, me serre tout contre elle sans savoir que c’est tout contre moi que tu as chaud, tes mains qui inconsciemment glissent sur mon corps, et la musique de nos lignes et inter-lignes entremêlées se propage dans nos cœurs qui ne font plus qu’un. Je craque. Je craque.


Jane L'her

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C'est une vie bien plus belle...

Posted at 11:53 on 7/2/2010
C'est une vie bien plus belle


C’est une vie bien plus belle
Quand elle est accompagnée
C’est une vie qui sans elle
N’a plus lieu d’exister


C’est une vie malheureuse
Quand elle en fait partie
C’est une vie bien pluvieuse
Qui sans elle ne vit


C’est une vie bien blême
Quand elle s’en va le soir
C’est une vie qui sans poèmes
N’a plus lieu d’y croire


C’est une vie invisible
Quand elle revient vers nous
C’est une vie impossible
Qui sans elle rend fou


C’est ma vie à moi
Quand je suis épuisée
C’est ma vie qui chez toi
N’a plus lieu de pleurer

Jane L'her

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Ce soir les poètes...

Posted at 11:52 on 7/2/2010
Ce soir les poètes


Ce soir les poètes prennent mon stylo
Ils me disent que je suis beau
Ils connaissent la fille que j’aime
Et chantent alors d’un air gai
Les paroles de mon poème
Et leurs voix volent à son oreiller


Ce soir la jeune fille dans son rêve
Sourira pour moi sans trêve
Ne sachant pas que je l’aime
Ignorant l’auteur des lettres
De mon amoureux poème
Et sa voix traversera ma fenêtre


Ce soir les poètes hissent leur drapeau
Ils prennent d’assaut mon ego
Ils connaissent ses sentiments
Et chantent alors d’un air triste
Les paroles d’un ouragan
Et leurx voix brisent mon coeur d’artiste


Ce soir la fille, jeune mariée
Sourira pour lui sans arrêt
Ne sachant pas que chez elle
Flotte le malheur des lettres
De mes poètes sans ailes
Et qui s’envolent par sa fenêtre
Jane L'her
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Plume assassine

Posted at 21:19 on 19/1/2010

 

Plume assassine 

Plume assassine qui embrase mon coeur

Vas-tu cesser de piétiner cette fleur

Qui à chaque fois que je la replante, meurt

Amoureuse, difficile déjà pour elle de survivre

Pourquoi faut-il toujours que tu l'aides à mourir

Tu perces mon coeur et ma peau se déchire

Plume assassine qui éteint ma pauvre flamme

Vas-tu cesser de brûler mon âme

Qui à chaque fois réinvente mon drame

Amoureuse, difficile déjà pour moi de mourir

Pourquoi faut-il toujours que tu m'aides à sourire

Tu transperces mon coeur et je me mets à écrire

Jane L'her



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Un ange

Posted at 21:26 on 15/1/2010

 

Un ange

 

Un ange

Blanc, les ailes bleues

Dort près de la cheminée

Il est en ses rêves

Les yeux fermés, l'air serein

Dans son sommeil

Je n'ose le réveiller

Magnifique, il dort avec sérénité

Son teint mate me réchauffe un peu

Ou alors n'est-ce que la chaleur des flammes qui me rend heureux?

Je me sens tout à coup père, une nouvelle fois

Devant ma porte, l'ange s'est endormi

Au pays des songes divins s'est enfui

Je suis ému et comme il éternue soudain

Je ferme la porte du couloir

Puis je sens tout à coup dans le creux de mes mains

Battre le coeur d'un enfant

Il m'appartient, il est à moi, j'en suis certain

Mais je ne sais pas le propriétaire de cette âme fébrile

Qui si faiblement respire sur mes deux paumes

Alors un éclair me traverse la tête

Que dis-je? Une lumière, une idée, une apparition du Saint-Esprit!

Mes yeux glissent vers cet angelot qui dort encore

Qui sous mon regard on ne peut plus attendri

S'est changé en or

C'est en ce même temps que je comprends, sans aucun doute

Que ce coeur qui bat, c'est celui de l'esprit qui a croisé ma route

Je frémis, profondément touché par cette révélation

Des larmes coulent sur mes joues, et c'est alors

Que les yeux du bonheur s'ouvrent sur mon émotion

Aussitôt la bouche de l'ange s'entr'ouvre et laisse échapper dans un murmure:

"Ne pleurez pas, ne m'en voulez pas

Si je rêve de ça, c'est pour m'aider

A ne plus laisser la mort, de désespoir m'emporter

Ne pleurez plus, ne pensez plus

Que c'est de votre faute, si vous êtes dans mon rêve

N'ayez crainte, tout est de la mienne, je vous demande de me pardonner

Ne pleurez pas, n'oubliez pas

Que vous ne m'aimez que dans mon rêve, et que vous ne me

Voyez pas dans la réalité"

L'ange, sur ces mots bouleversants

Ferme à nouveau ses yeux humides, et se rendort

Il disparaît dans la foulée, laissant pour seules traces

Un carnet, un stylo près du radiateur

Jane L'her

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Ca me déprime

Posted at 21:21 on 15/1/2010

 

Ca me déprime 

Ca me déprime

Penser que je ne retrouverai pas la joie de vivre qui me protégeait de la cruauté du Monde

Savoir qu'il y a plus malheureux que moi sur cette Terre qui, décidément, ne me dit rien qui vaille

Ca me déprime

Entendre ces prières de gens qui pleurent et implorent le ciel de sécher leurs larmes, ce ciel si blanc, si vide, qui pleure lui-même ses nuages gris

Etre simplement une fille et rien d'autre, une personne banale avec ses états d'âme, ses souvenirs assassins

Ca me déprime

Avoir le choix d'être bien, mais ne jamais prendre la décision d'aller mieux, pourtant petite fille entourée, riche et bien-aimée

Ca me déprime

J'ai tout pour moi et je n'y suis pour rien

Je suis absente, triste pour un rien, et je ne suis que moi.

Jane L'her

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Cela faisait si longtemps

Posted at 21:26 on 13/1/2010

 

Cela faisait si longtemps 


Tiens ça faisait longtemps

Que deviens-tu, où en es-tu

Je t'aime encore, tu sais

Et pourtant ça faisait longtemps

Pas une ligne, pas une pensée

Depuis, je vais de plus en plus mal

Depuis que j'ai choisi de grandir

Contre ma volonté, pour leur faire plaisir

Et pour qu'on se prosterne un jour à mes pieds

Sans devoir rêver pour y arriver

Que fais-tu, qui es-tu

Je t'aime toujours, tu sais

Et pourtant, un si long temps sans te voir

Me procure quand même un peu d'espoir

Qu'un jour je finirai par ne plus te vouloir

Ne plus te voir dans mon miroir

Toi entre deux réunions du Conseil

Moi entre deux rêves au conditionnel

Pas une ligne, pas une parole

Depuis que tu m'as quittée et que je vis sans toi

Depuis qu'on a décidé que tu vivrais sans moi

Depuis, je ne l'aime plus, tu es fier de moi en restant là-bas

Contre ta volonté, pour me faire plaisir

Et pour qu'ils se prosternent à tes pieds

M'empêchant de rêver pour y arriver

Qui aimes-tu, dans quel but

Tu m'aimes encore, je sais

Et pourtant cela faisait si longtemps

Que mon nom ne t'avait plus rien fait

Pas une émotion, pas une larme

Depuis, je suis en couple et tu ne me surveilles plus

Depuis que je t'ai dis que je ne t'aimais plus

Contre ma volonté, pour te faire plaisir

Et pour me prosterner aux pieds de l'Amour

Sans devoir rêver pour y croire toujours

Si tu reviens, sache que je sourirai

Enfin un équilibre dans mon rêve, je trouverai

A présent, je maintiens ma vie en réalité

Et j'aimerais que mon Monde soit rassuré

Si je ne le gouverne pas depuis quelques années

C'est que j'ai fait mon choix pour ne pas me perdre

Mon ami, mon âme-soeur

J'ai toujours ton image dans mon coeur

Tes fils s'accrochent à moi, tu es l'arraignée dont je n'ai jamais eu peur

Ton jean, ton t-shirt rouge, tes baskets noires

M'ont toujours fait craquer, et me donne envie de te revoir

Et te parler, et te toucher, et de réessayer notre histoire

Moi qui ai grandi, vagabondé pendant trois ans

J'ai changé, tu serais surpris, mais en fait pas tellement

Je redoute qu'en me voyant, un peu plus adulte que la dernière fois,

Tu recules, et ne veuilles plus jamais de moi

Nous sommes inséparables depuis la nuit des temps

Je veux que tu rêves de me prendre dans tes bras

Comme avant, comme cette fois-là

Où l'on s'était avoués qu'on s'aimait

Juste avant que je ne l'oublie, et que tu sois parti

Viens me voir, je t'en prie, n'aie pas peur

Ne crains rien, je te connais, Peter, par coeur!

Jane L'her

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