![]() |
Poèmes en l'Her |
![]() |
![]() | |||
C'est une vie bien plus belle...Posted at 11:53 on 7/2/2010
C'est une vie bien plus belle
C’est une vie bien plus belle Quand elle est accompagnée C’est une vie qui sans elle N’a plus lieu d’exister C’est une vie malheureuse
Quand elle en fait partie C’est une vie bien pluvieuse Qui sans elle ne vit C’est une vie bien blême
Quand elle s’en va le soir C’est une vie qui sans poèmes N’a plus lieu d’y croire C’est une vie invisible
Quand elle revient vers nous C’est une vie impossible Qui sans elle rend fou C’est ma vie à moi
Quand je suis épuisée C’est ma vie qui chez toi N’a plus lieu de pleurer Jane L'her Ce soir les poètes...Posted at 11:52 on 7/2/2010
Ce soir les poètes
Ce soir les poètes prennent mon stylo Ils me disent que je suis beau Ils connaissent la fille que j’aime Et chantent alors d’un air gai Les paroles de mon poème Et leurs voix volent à son oreiller Ce soir la jeune fille dans son rêve
Sourira pour moi sans trêve Ne sachant pas que je l’aime Ignorant l’auteur des lettres De mon amoureux poème Et sa voix traversera ma fenêtre Ce soir les poètes hissent leur drapeau
Ils prennent d’assaut mon ego Ils connaissent ses sentiments Et chantent alors d’un air triste Les paroles d’un ouragan Et leurx voix brisent mon coeur d’artiste Ce soir la fille, jeune mariée
Sourira pour lui sans arrêt Ne sachant pas que chez elle Flotte le malheur des lettres De mes poètes sans ailes Et qui s’envolent par sa fenêtre Jane L'her Plume assassinePosted at 21:19 on 19/1/2010
Plume assassine
Plume assassine qui embrase mon coeur Vas-tu cesser de piétiner cette fleur Qui à chaque fois que je la replante, meurt Amoureuse, difficile déjà pour elle de survivre Pourquoi faut-il toujours que tu l'aides à mourir Tu perces mon coeur et ma peau se déchire
Plume assassine qui éteint ma pauvre flamme Vas-tu cesser de brûler mon âme Qui à chaque fois réinvente mon drame Amoureuse, difficile déjà pour moi de mourir Pourquoi faut-il toujours que tu m'aides à sourire Tu transperces mon coeur et je me mets à écrire
Jane L'her
Un angePosted at 21:26 on 15/1/2010
Un ange
Un ange Blanc, les ailes bleues Dort près de la cheminée Il est en ses rêves Les yeux fermés, l'air serein Dans son sommeil Je n'ose le réveiller Magnifique, il dort avec sérénité Son teint mate me réchauffe un peu Ou alors n'est-ce que la chaleur des flammes qui me rend heureux? Je me sens tout à coup père, une nouvelle fois Devant ma porte, l'ange s'est endormi Au pays des songes divins s'est enfui Je suis ému et comme il éternue soudain Je ferme la porte du couloir Puis je sens tout à coup dans le creux de mes mains Battre le coeur d'un enfant Il m'appartient, il est à moi, j'en suis certain Mais je ne sais pas le propriétaire de cette âme fébrile Qui si faiblement respire sur mes deux paumes Alors un éclair me traverse la tête Que dis-je? Une lumière, une idée, une apparition du Saint-Esprit! Mes yeux glissent vers cet angelot qui dort encore Qui sous mon regard on ne peut plus attendri S'est changé en or C'est en ce même temps que je comprends, sans aucun doute Que ce coeur qui bat, c'est celui de l'esprit qui a croisé ma route Je frémis, profondément touché par cette révélation Des larmes coulent sur mes joues, et c'est alors Que les yeux du bonheur s'ouvrent sur mon émotion Aussitôt la bouche de l'ange s'entr'ouvre et laisse échapper dans un murmure: "Ne pleurez pas, ne m'en voulez pas Si je rêve de ça, c'est pour m'aider A ne plus laisser la mort, de désespoir m'emporter Ne pleurez plus, ne pensez plus Que c'est de votre faute, si vous êtes dans mon rêve N'ayez crainte, tout est de la mienne, je vous demande de me pardonner Ne pleurez pas, n'oubliez pas Que vous ne m'aimez que dans mon rêve, et que vous ne me Voyez pas dans la réalité" L'ange, sur ces mots bouleversants Ferme à nouveau ses yeux humides, et se rendort Il disparaît dans la foulée, laissant pour seules traces Un carnet, un stylo près du radiateur
Jane L'her Ca me déprimePosted at 21:21 on 15/1/2010
Ca me déprime Ca me déprime Penser que je ne retrouverai pas la joie de vivre qui me protégeait de la cruauté du Monde Savoir qu'il y a plus malheureux que moi sur cette Terre qui, décidément, ne me dit rien qui vaille Ca me déprime Entendre ces prières de gens qui pleurent et implorent le ciel de sécher leurs larmes, ce ciel si blanc, si vide, qui pleure lui-même ses nuages gris Etre simplement une fille et rien d'autre, une personne banale avec ses états d'âme, ses souvenirs assassins Ca me déprime Avoir le choix d'être bien, mais ne jamais prendre la décision d'aller mieux, pourtant petite fille entourée, riche et bien-aimée Ca me déprime J'ai tout pour moi et je n'y suis pour rien Je suis absente, triste pour un rien, et je ne suis que moi.
Jane L'her Cela faisait si longtempsPosted at 21:26 on 13/1/2010
Cela faisait si longtemps
Tiens ça faisait longtemps Que deviens-tu, où en es-tu Je t'aime encore, tu sais Et pourtant ça faisait longtemps Pas une ligne, pas une pensée Depuis, je vais de plus en plus mal Depuis que j'ai choisi de grandir Contre ma volonté, pour leur faire plaisir Et pour qu'on se prosterne un jour à mes pieds Sans devoir rêver pour y arriver Que fais-tu, qui es-tu Je t'aime toujours, tu sais Et pourtant, un si long temps sans te voir Me procure quand même un peu d'espoir Qu'un jour je finirai par ne plus te vouloir Ne plus te voir dans mon miroir Toi entre deux réunions du Conseil Moi entre deux rêves au conditionnel Pas une ligne, pas une parole Depuis que tu m'as quittée et que je vis sans toi Depuis qu'on a décidé que tu vivrais sans moi Depuis, je ne l'aime plus, tu es fier de moi en restant là-bas Contre ta volonté, pour me faire plaisir Et pour qu'ils se prosternent à tes pieds M'empêchant de rêver pour y arriver Qui aimes-tu, dans quel but Tu m'aimes encore, je sais Et pourtant cela faisait si longtemps Que mon nom ne t'avait plus rien fait Pas une émotion, pas une larme Depuis, je suis en couple et tu ne me surveilles plus Depuis que je t'ai dis que je ne t'aimais plus Contre ma volonté, pour te faire plaisir Et pour me prosterner aux pieds de l'Amour Sans devoir rêver pour y croire toujours Si tu reviens, sache que je sourirai Enfin un équilibre dans mon rêve, je trouverai A présent, je maintiens ma vie en réalité Et j'aimerais que mon Monde soit rassuré Si je ne le gouverne pas depuis quelques années C'est que j'ai fait mon choix pour ne pas me perdre Mon ami, mon âme-soeur J'ai toujours ton image dans mon coeur Tes fils s'accrochent à moi, tu es l'arraignée dont je n'ai jamais eu peur Ton jean, ton t-shirt rouge, tes baskets noires M'ont toujours fait craquer, et me donne envie de te revoir Et te parler, et te toucher, et de réessayer notre histoire Moi qui ai grandi, vagabondé pendant trois ans J'ai changé, tu serais surpris, mais en fait pas tellement Je redoute qu'en me voyant, un peu plus adulte que la dernière fois, Tu recules, et ne veuilles plus jamais de moi Nous sommes inséparables depuis la nuit des temps Je veux que tu rêves de me prendre dans tes bras Comme avant, comme cette fois-là Où l'on s'était avoués qu'on s'aimait Juste avant que je ne l'oublie, et que tu sois parti Viens me voir, je t'en prie, n'aie pas peur Ne crains rien, je te connais, Peter, par coeur!
Jane L'her C'est comme le craquement du coeurPosted at 16:31 on 13/1/2010
C'est comme la craquement du coeur
C'est comme le craquement du coeur Quand on le serre et qu'il se brise Pour être sûr qu'on est en train de souffrir
C'est comme la brûlure indienne Quand mon frère me presse le bras Pour être sûr que je suis en train de souffrir
C'est comme le coup du petit Juif Quand la douleur du coude, dans tout le corps s'élance Pour être sûr qu'on est en train de souffrir
C'est comme une rafale de gifles sur mon visage Quand ma mère est déçue et en colère Pour être sûr que je suis en train de souffrir
C'est comme le poids d'un éléphant d'Asie Quand l'attraction sournoise, écrase et broie Pour être sûr qu'on est en train de souffrir
C'est bien plus que tout ça Bien plus fort et bien plus gros Bien plus douloureux, et bien plus dangereux Quand le souvenir du visage apparaît: nette image Pour être sûr qu'on est en train de souffrir
Mon coeur meurtri, assommé, brisé Alerte rouge: l'image dans ma tête Réapparue, ne me quitte plus Que n'as-tu pas effacé toutes ces traces A présent qui me collent à la peau Cette flamme que tu n'as pas éteinte Transforme ma mémoire en une ville de Troie, trahie!
Jane L'her
Si y a plus de placePosted at 16:24 on 13/1/2010
Si y a plus de place
Si y a plus de place pour mes émissions Dans mon quotidien triste, sombre et spleen Y a plus de place pour mon coeur Dans cette vie que je déteste Si tu veux que vraiment toute mon attention Se concentre sur tes yeux au lieu de mes chansons divines Y a plus de place pour les rêveurs Dans ton quotidien ordinaire et sans conteste Jane L'her
J'ai envie d'écrirePosted at 16:18 on 13/1/2010
J'ai envie d'écrire J'ai envie d'écrire Mais je ne sais plus écrire J'ai envie de pleurer Mais je ne sais plus pleurer J'ai envie de fuir Mais je ne sais plus m'enfuir J'ai envie de rigoler Mais je ne sais plus rigoler J'ai envie de tout dire Mais je ne sais plus rien dire J'ai envie de voler Mais je ne sais plus m'envoler J'ai envie de sortir Mais je ne sais plus m'en sortir J'ai envie de gueuler Mais je ne sais plus m'engueuler J'ai envie de servir Mais je ne sais plus m'en servir J'ai envie d'y aller Mais je ne sais plus m'en aller J'ai envie de tout finir Mais je ne sais plus en finir J'ai envie d'inventer Mais je ne sais plus m'inventer J'ai envie de tout lire Mais je ne sais plus lyre J'ai envie de chanter Mais je ne sais plus m'enchanter J'ai envie d'arrêter Mais je ne peux plus m'arrêter J'ai envie de mourir Mais je ne sais plus mourir J'ai plus envie d'aimer Moi qui y étais arrivée J'ai plus envie de l'avenir Moi qui le voyais venir J'ai plus envie d'errer Moi qui savais si bien herrer
Jane L'her Ode à mes maîtres du désespoirPosted at 10:57 on 8/1/2010
Ode à mes maître du désespoir La lumière qui nous guide Quand on s’enfonce dans le vide De ce chemin qui ne nous mène plus Qui nous emmène je ne sais où La lumière qui nous incite A remonter cette pente si rude Et qui nous tient par les deux bras Pour nous tirer jusqu’en bas La lumière qui nous délivre Du malheureux froid d’octobre Qui nous avait engourdi Le cœur, le corps et la mémoire La lumière aperçue de loin Qu’on espérait, qu’on attendait Quand on allait seul devant soi Et qu’on ne suivait plus ses pas La lumière qu’on attendait depuis Ce départ qui nous avait affaibli Qui nous ôtait tout notre cœur De notre corps enseveli Sous les décombres de la mémoire La lumière qui nous appelle Des tréfonds de notre détresse Quand on est perdu et qu’on ne voit plus Et que la vie ne nous aime plus La lumière qui enfin nous sourit Et qui nous attire et qui luit Qui nous fige et nous sublime Je ne la vois pas venir Depuis que je marche dans le soir Je broie mes idées toujours noires Je taille ce bloc de marbre Depuis des mois ou des années Mais la sculpture que je croyais modeler N’est qu’un bloc d’ennuis insensés Le bout de la grotte des souvenirs Qui me retiennent en arrière Et dont personne ne peut me défaire Je ne sais pas quand je le verrai Je suis si triste et cette tristesse Me colle à la peau Et je tourne le dos à ma raison Je grimpe à la portée de mes ratures Je ne suis plus en mon âme, je crois Où suis-je, s’il vous plaît ? Mes maîtres que j’ai suivis Que j’ai pensé pouvoir imiter, suivre Messieurs, mes seigneurs, j’ai la foi J’ai un aveu à vous faire : je n’y arrive pas J’ai pensé pouvoir la maîtriser Cette magie que vous m’aviez soudain confiée J’ai cru que j’allais être comme vous Mais, hélas ! Je ne suis qu’une admiratrice Et les admiratrices, surtout si elles sont poètes Ne vous suivent jamais jusques au bout J’ai honte et je me méprise Si vous pouviez abréger ma peine Que ne pourriez-vous pas vous empresser de le faire ? Je mélange toutes mes expressions, tous mes vers, et mes lignes sont monotones Tout comme mes jours, mes soleils sans sommeil Mes maîtres, je suis impuissante Je suis détruite et pourtant j’aime encore J’inquiète le monde, mais je n’aime pas ceux qui m’aiment Romantique ou Surréaliste ? "Où est ma place dans cette impasse", "mon silence fera taire la tempête et assagira le feuillage profond", puisque "j’ai dans les mains deux mains abandonnées", que je ne sais aimer… Vos lignes sont mes évangiles et grâce à vous, je crois Vos cœurs sont mes prêcheurs, qui m’apprennent à prier Ma religion, c’est vous, et si vous ne croyiez pas, O frères hérétiques et athées, ne vous indignez pas, laissez-moi m’en remettre à vous Parnassiens du Cénacle qui me soufflez les transcriptions des rêves de vos cœurs, que je sens battre en moi C’est ma poitrine, qui va faire éclater mon cœur en sanglots Mes maîtres, je souffre et je suis digne de vous Je suis vous, rien qu’un instant, et je me crois capable de vivre J’abandonne la mort qui aspirait mon pauvre coeur, "j’ai bien pensé à mettre fin à mes jours, mais par lequel commencer?", "Le seul bien qui me reste au monde, est d’avoir quelques fois pleuré"… "Il pleure, dans mon cœur" ! "Je suis née trop tard dans un monde déjà vieux" ! Mes maîtres, vos lignes recouvrent mon cœur, et elles sont l’épiderme de ma peau, et mes gènes et toutes les parties de mon corps, et les noyaux de mes cellules, et les protons de mes atomes, et chaque spore de mon parfum, et les mèches de mes cheveux, et ma trachée et mes artères, et mes jambes qui courent dans mes rêves, et je suis trafiquant d’armes et d’ivoire à seize ans, et je m’envole pour m’endormir, parce que, chers maîtres C’est en dormant que j’échappe à mes rêves Jane L'her Pour cette nouvelle annéePosted at 21:11 on 2/1/2010
Pour cette nouvelle année... Je veux écrire Je veux aimer Je veux rire Je veux pleurer Je veux m’enrichir Je veux me chercher Je veux lire Je veux partager Je veux ralentir Et aussi accélérer Je veux aimer sans me mentir Je veux rêver sans me salir Je veux être aimée sans partir
Je veux qu’on me laisse souffrir Sans constamment m’obliger à sourire Je veux qu’on me laisse en poèmes Sans constamment être martyre de moi-même
Je veux être mal puisque j’écris Je veux être triste si c’est la vie Je veux être seule si telle est la poésie
Je veux qu’arrête de passer le temps Je veux arrêter d’espérer le printemps Je veux m’enfuir en laissant les autres juger Je veux tout fuir sans constamment me justifier
Je veux qu’on me laisse mourir Sans constamment m’obliger à guérir Je veux être seule si tout est déjà fini Je veux être noire si c’est ça la vie Je veux écrire et qu’importe le prix Je veux abandonner les autres si je réussis Jane L'her Dans dix ans, sans doute quePosted at 21:07 on 2/1/2010
Dans dix ans, sans doute que...
Je ne pourrai pas vivre sans écrire
Comme aujourd’hui
J’aurai un homme compréhensif pour ami
N’importe où, n’importe quand
Comme aujourd’hui
Je serai poète
Comme aujourd’hui
Je serai actrice
Comme aujourd’hui
Je serai chômeuse
Je serai allumeuse
Comme aujourd’hui
Je serai triste
Comme aujourd’hui
Je serai artiste
Comme aujourd’hui
Je serai baby-doll
Je serai folle
Comme aujourd’hui
Je serai seule
Comme aujourd’hui
Je serai pauvre
Comme aujourd’hui
Je serai forte
Je serai morte
Comme aujourd’hui
Jane L'her Je ne veux pas m'arrêter d'écrirePosted at 21:04 on 2/1/2010
Je ne veux pas m'arrêter d'écrire
Je ne veux pas m’arrêter d’écrire Pour moi tout le temps passé sans écrire n’est pas rattrapable Alors je savoure chaque instant de poésie Quand j’écris, je me dis que c’est si agréable Que j’en oublie ce qui me fait tant souffrir ! Et j’arrête le temps rien qu’un instant, et enfin je souris
Non, je ne veux pas arrêter de rêver Ne jamais mettre un terme à mes fantasmes Je ne veux pas arrêter d’en faire trop Ne jamais mettre fin à mes idées prétentieuses
Je ne veux pas m’arrêter de quitter Ne jamais faire fuir mes ectoplasmes Je ne veux pas arrêter mon stylo Ne jamais assouvir ma soif de tendresse Jane L'her Voilà donc pourquoi je suis néePosted at 21:01 on 2/1/2010
Voilà donc pourquoi je suis née
Parfois je me demande
Ce que je fais là
Je ne sais pas pourquoi
Je regarde autour de moi
Les gens que j’aime ne m’aiment pas
Et ceux qui m’aiment, je les déteste
Qu’ai-je donc accompli de mes propres doigts ?
Apres tout, personne ne me voit
Vraiment comme celle que je suis pour toi
Probablement, dans ce cas,
Si je suis là, c’est pour écrire
Que j’ai mal et que je veux mourir
Si je suis là, c’est pour exister
Mais si tu ne te retournes pas
Je ne suis plus rien
Si je suis là, c’est pour t’aimer
Et que tu m’aimes ou pas, je me sens bien
Car de t’aimer je passe à l’écriture
Et voilà que soudain toutes mes blessures
Si robustement incrustées à mon cœur [se meurent
Si je suis là, c’est pour pleurer
De ne jamais pouvoir t’embrasser
Et ainsi me consoler
Avec les autres beaux garçons que j’ai croisés Voilà donc, pourquoi je suis née Jane L'her
Les motsPosted at 20:57 on 2/1/2010
Les mots
En réfléchissant En faisant le vide
Je les trouve en parlant En écoutant C’est mon cœur qui décide
Je les trouve en rêvant En dormant En cherchant
En n’y pensant pas En vivant ma vie En aimant En écrivant Le maître n’est pas moi
Je les trouve en creusant mes sentiments En les analysant En lançant des appels au secours Dans mon Monde imaginaire
Je les trouve en luttant contre le temps En lui résistant En fixant les étoiles, tour à tour Dans mon cœur presque ordinaire
Jane L'her J'ai failli partirPosted at 22:40 on 16/12/2009
J’ai failli partir
J’ai failli faire la plus grosse connerie de ma vie Que si je l’avais faite je s’rais pas là pour écrire Que j’étais sur le point d’partir à Paris J’ai failli partir pour ne plus revenir
J’ai failli blesser tellement de gens qui m’aiment Que demain j’aurai pas l’cran de soutenir certains regards Qu’ai-je donc appris en écrivant ce poème ? J’ai failli m’en aller en direction de la gare
Qu’est-ce qui a fait que deux anges soient venus me chercher ? Moi qui depuis ce midi étais enfin décidée Qu’est-ce qui a fait qu’on m’ait sauvé la vie ? Moi qui depuis trois mois n’ai plus la capacité d’aimer aussi
J’ai failli agir avec un tel égoisme Que si j’étais allée jusqu’au bout je s’rais pas là pour me plaindre Que j’étais sur le point d’partir et sans euphémisme J’ai failli partir sans avoir rien à craindre
J’ai failli pleurer juste à côté de l’Odéon Que faut-il que j’écrive de plus ? Que j’étais sur le point d’quitter ma maison ? J’ai failli m’en aller mourir dans la rue
Qu’est-ce qui a fait que deux anges m’aient arrêtée ? Moi qui songeais à prendre le train, le métro et fuguer Qu’est-ce qui a fait qu’on m’en ait empêchée ainsi ? Moi qui ne vis plus qu’à moitié, qu'à demi
J’ai failli m’en aller sans me retourner Qu’avec la sensation de ne plus exister Qu’emportant avec moi le seul trésor qu’est mon cœur J’ai failli faire de ma vie l’irréversible erreur
Jane L'her La vie à deuxPosted at 17:57 on 9/12/2009
La vie à deux
Comments (1) | Post A Comment! | Permanent Link
J’ai suivi l’arc-en-ciel Qui menait à tes yeux Je t’ai vue et dit: "Ciel ! J’aurais pas trouvé mieux!" Dans le bleu d’tes prunelles Qui m’faisaient des aveux J’ai plongé car, si belle, Tu me rendais heureux Alors j’ai pris du sel Du coin de tes yeux bleus Et l’ai rendu au ciel Pour l’implorer à deux J’ai suivi tes deux mains
Qui touchaient les nuages Je t’ai vue et dit: "Loin ! J’aurais vu un mirage!" Dans le spleen de ton cœur vain Qui a tourné ma page J’ai senti battre le mien Tu m’en faisais otage Alors j’ai pris du tien Un peu de son courage Et l’ai rendu au mien Pour oublier ton âge J’ai suivi les oiseaux Qui menaient à ton âme Je t’ai vue et dit: "Oh ! J’aurais pas trouvé femme!" Dans l’étincelant joyau Qui te forge tes armes J’ai pleuré car, si beau, Tu m’as lancé ton charme Alors j’ai pris du temps Du coin d’mon état d’âme Et l’ai rendu au vent Pour essuyer tes larmes J’ai suivi ton sourire
Qui touchait l’innocence Je t’ai vue et dit: "Sire ! J’aurais donc vu l’absence!" Dans les notes de ton rire Qui me donnait un sens Je l’ai senti partir Tu m’as pris ma seule chance Alors j’ai pris d’ta lyre Un peu d’son insistance L’ai rendu sans rien dire Pour continuer cette danse Jane L'her J'en ai assez de parler d'moiPosted at 17:55 on 9/12/2009
J'en ai assez de parler d'moi
Comments (1) | Post A Comment! | Permanent Link
J’en ai assez de parler d’moi De toutes ces choses qui ne vont pas Qui m’emprisonnent et qui me tuent J’en ai assez de dire que ça va pas Ca n’arrive décidément qu’à moi Que j’abandonne et qu’j’en peux plus J’en ai assez d’baisser les bras Devant ces choses qui n’vont pas Qui empoisonnent ma vie déchue Chaque fois que je vais bien Ca repart comme si de rien Chaque fois que j’me relève Ca r’part et m’laisse me morfondre Chaque fois qu’jtrouve un instant d’joie Ca repart comme si de rien Chaque fois que j’maccroche Ca repart et me laisse comme Londres Triste, triste Oh si triste Je veux mourir Je veux partir Sans plus jamais revenir Triste, triste Oh si triste Je ne veux plus courir Ne peux plus sourire Ni tenir Jane L'her Moi, quand j'écrisPosted at 17:53 on 9/12/2009
Moi, quand j'écris
Comments (1) | Post A Comment! | Permanent Link
Moi, quand j’écris ma vie Je ne vois que du noir Je n’ai plus du tout d’envie Je perds même l’espoir Moi, quand j’écris l’amour Je ne vois que la mort Je n’y crois pas toujours Et pourtant j’aime encore Moi, quand j’écris le Monde Je ne vois que la nuit Je compte chaque seconde Je ne sais plus qui je suis Moi, quand j’écris : Poésie Je veille souvent très tard Je ne sais pas si je réussis Et pourtant j’ai envie d’y croire Jane L'her Inutile d'insisterPosted at 17:52 on 9/12/2009
Inutile d'insister
Comments (0) | Post A Comment! | Permanent Link
Pourquoi quand je me sens tout à coup bien Faut-il qu’il ne me reste rien De ce bonheur si éphémère Pourquoi quand je me sens tout près du sien Faut-il que je ne garde rien De son cœur si ordinaire Ma vie, je ne l’aime déjà pas C’est pas la peine d’en rajouter Je ne veux déjà plus de moi C’est inutile d’insister Pourquoi si je souris soudain pour rien Faut-il que rien ne persiste Dans ce bonheur caché Pourquoi si j’imagine qu’il est mien Faut-il que vraiment il existe Dans ce bonheur brisé Ma vie, je ne l’aime plus C’est pas la peine d’insister Je suis un cœur déchu C’est inutile d’en rajouter Jane L'her <- Last Page | Next Page -> |
|||
![]() |