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Poèmes en l'Her


Mes poèmes, mes proses, mes divagations... Mon vide...

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C'est une vie bien plus belle...

Posted at 11:53 on 7/2/2010
C'est une vie bien plus belle


C’est une vie bien plus belle
Quand elle est accompagnée
C’est une vie qui sans elle
N’a plus lieu d’exister


C’est une vie malheureuse
Quand elle en fait partie
C’est une vie bien pluvieuse
Qui sans elle ne vit


C’est une vie bien blême
Quand elle s’en va le soir
C’est une vie qui sans poèmes
N’a plus lieu d’y croire


C’est une vie invisible
Quand elle revient vers nous
C’est une vie impossible
Qui sans elle rend fou


C’est ma vie à moi
Quand je suis épuisée
C’est ma vie qui chez toi
N’a plus lieu de pleurer

Jane L'her

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Ce soir les poètes...

Posted at 11:52 on 7/2/2010
Ce soir les poètes


Ce soir les poètes prennent mon stylo
Ils me disent que je suis beau
Ils connaissent la fille que j’aime
Et chantent alors d’un air gai
Les paroles de mon poème
Et leurs voix volent à son oreiller


Ce soir la jeune fille dans son rêve
Sourira pour moi sans trêve
Ne sachant pas que je l’aime
Ignorant l’auteur des lettres
De mon amoureux poème
Et sa voix traversera ma fenêtre


Ce soir les poètes hissent leur drapeau
Ils prennent d’assaut mon ego
Ils connaissent ses sentiments
Et chantent alors d’un air triste
Les paroles d’un ouragan
Et leurx voix brisent mon coeur d’artiste


Ce soir la fille, jeune mariée
Sourira pour lui sans arrêt
Ne sachant pas que chez elle
Flotte le malheur des lettres
De mes poètes sans ailes
Et qui s’envolent par sa fenêtre
Jane L'her
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Plume assassine

Posted at 21:19 on 19/1/2010

 

Plume assassine 

Plume assassine qui embrase mon coeur

Vas-tu cesser de piétiner cette fleur

Qui à chaque fois que je la replante, meurt

Amoureuse, difficile déjà pour elle de survivre

Pourquoi faut-il toujours que tu l'aides à mourir

Tu perces mon coeur et ma peau se déchire

Plume assassine qui éteint ma pauvre flamme

Vas-tu cesser de brûler mon âme

Qui à chaque fois réinvente mon drame

Amoureuse, difficile déjà pour moi de mourir

Pourquoi faut-il toujours que tu m'aides à sourire

Tu transperces mon coeur et je me mets à écrire

Jane L'her



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Un ange

Posted at 21:26 on 15/1/2010

 

Un ange

 

Un ange

Blanc, les ailes bleues

Dort près de la cheminée

Il est en ses rêves

Les yeux fermés, l'air serein

Dans son sommeil

Je n'ose le réveiller

Magnifique, il dort avec sérénité

Son teint mate me réchauffe un peu

Ou alors n'est-ce que la chaleur des flammes qui me rend heureux?

Je me sens tout à coup père, une nouvelle fois

Devant ma porte, l'ange s'est endormi

Au pays des songes divins s'est enfui

Je suis ému et comme il éternue soudain

Je ferme la porte du couloir

Puis je sens tout à coup dans le creux de mes mains

Battre le coeur d'un enfant

Il m'appartient, il est à moi, j'en suis certain

Mais je ne sais pas le propriétaire de cette âme fébrile

Qui si faiblement respire sur mes deux paumes

Alors un éclair me traverse la tête

Que dis-je? Une lumière, une idée, une apparition du Saint-Esprit!

Mes yeux glissent vers cet angelot qui dort encore

Qui sous mon regard on ne peut plus attendri

S'est changé en or

C'est en ce même temps que je comprends, sans aucun doute

Que ce coeur qui bat, c'est celui de l'esprit qui a croisé ma route

Je frémis, profondément touché par cette révélation

Des larmes coulent sur mes joues, et c'est alors

Que les yeux du bonheur s'ouvrent sur mon émotion

Aussitôt la bouche de l'ange s'entr'ouvre et laisse échapper dans un murmure:

"Ne pleurez pas, ne m'en voulez pas

Si je rêve de ça, c'est pour m'aider

A ne plus laisser la mort, de désespoir m'emporter

Ne pleurez plus, ne pensez plus

Que c'est de votre faute, si vous êtes dans mon rêve

N'ayez crainte, tout est de la mienne, je vous demande de me pardonner

Ne pleurez pas, n'oubliez pas

Que vous ne m'aimez que dans mon rêve, et que vous ne me

Voyez pas dans la réalité"

L'ange, sur ces mots bouleversants

Ferme à nouveau ses yeux humides, et se rendort

Il disparaît dans la foulée, laissant pour seules traces

Un carnet, un stylo près du radiateur

Jane L'her

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Ca me déprime

Posted at 21:21 on 15/1/2010

 

Ca me déprime 

Ca me déprime

Penser que je ne retrouverai pas la joie de vivre qui me protégeait de la cruauté du Monde

Savoir qu'il y a plus malheureux que moi sur cette Terre qui, décidément, ne me dit rien qui vaille

Ca me déprime

Entendre ces prières de gens qui pleurent et implorent le ciel de sécher leurs larmes, ce ciel si blanc, si vide, qui pleure lui-même ses nuages gris

Etre simplement une fille et rien d'autre, une personne banale avec ses états d'âme, ses souvenirs assassins

Ca me déprime

Avoir le choix d'être bien, mais ne jamais prendre la décision d'aller mieux, pourtant petite fille entourée, riche et bien-aimée

Ca me déprime

J'ai tout pour moi et je n'y suis pour rien

Je suis absente, triste pour un rien, et je ne suis que moi.

Jane L'her

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Cela faisait si longtemps

Posted at 21:26 on 13/1/2010

 

Cela faisait si longtemps 


Tiens ça faisait longtemps

Que deviens-tu, où en es-tu

Je t'aime encore, tu sais

Et pourtant ça faisait longtemps

Pas une ligne, pas une pensée

Depuis, je vais de plus en plus mal

Depuis que j'ai choisi de grandir

Contre ma volonté, pour leur faire plaisir

Et pour qu'on se prosterne un jour à mes pieds

Sans devoir rêver pour y arriver

Que fais-tu, qui es-tu

Je t'aime toujours, tu sais

Et pourtant, un si long temps sans te voir

Me procure quand même un peu d'espoir

Qu'un jour je finirai par ne plus te vouloir

Ne plus te voir dans mon miroir

Toi entre deux réunions du Conseil

Moi entre deux rêves au conditionnel

Pas une ligne, pas une parole

Depuis que tu m'as quittée et que je vis sans toi

Depuis qu'on a décidé que tu vivrais sans moi

Depuis, je ne l'aime plus, tu es fier de moi en restant là-bas

Contre ta volonté, pour me faire plaisir

Et pour qu'ils se prosternent à tes pieds

M'empêchant de rêver pour y arriver

Qui aimes-tu, dans quel but

Tu m'aimes encore, je sais

Et pourtant cela faisait si longtemps

Que mon nom ne t'avait plus rien fait

Pas une émotion, pas une larme

Depuis, je suis en couple et tu ne me surveilles plus

Depuis que je t'ai dis que je ne t'aimais plus

Contre ma volonté, pour te faire plaisir

Et pour me prosterner aux pieds de l'Amour

Sans devoir rêver pour y croire toujours

Si tu reviens, sache que je sourirai

Enfin un équilibre dans mon rêve, je trouverai

A présent, je maintiens ma vie en réalité

Et j'aimerais que mon Monde soit rassuré

Si je ne le gouverne pas depuis quelques années

C'est que j'ai fait mon choix pour ne pas me perdre

Mon ami, mon âme-soeur

J'ai toujours ton image dans mon coeur

Tes fils s'accrochent à moi, tu es l'arraignée dont je n'ai jamais eu peur

Ton jean, ton t-shirt rouge, tes baskets noires

M'ont toujours fait craquer, et me donne envie de te revoir

Et te parler, et te toucher, et de réessayer notre histoire

Moi qui ai grandi, vagabondé pendant trois ans

J'ai changé, tu serais surpris, mais en fait pas tellement

Je redoute qu'en me voyant, un peu plus adulte que la dernière fois,

Tu recules, et ne veuilles plus jamais de moi

Nous sommes inséparables depuis la nuit des temps

Je veux que tu rêves de me prendre dans tes bras

Comme avant, comme cette fois-là

Où l'on s'était avoués qu'on s'aimait

Juste avant que je ne l'oublie, et que tu sois parti

Viens me voir, je t'en prie, n'aie pas peur

Ne crains rien, je te connais, Peter, par coeur!

Jane L'her

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C'est comme le craquement du coeur

Posted at 16:31 on 13/1/2010

 

C'est comme la craquement du coeur

 

C'est comme le craquement du coeur

Quand on le serre et qu'il se brise

Pour être sûr qu'on est en train de souffrir

C'est comme la brûlure indienne

Quand mon frère me presse le bras

Pour être sûr que je suis en train de souffrir

C'est comme le coup du petit Juif

Quand la douleur du coude, dans tout le corps s'élance

Pour être sûr qu'on est en train de souffrir

C'est comme une rafale de gifles sur mon visage

Quand ma mère est déçue et en colère

Pour être sûr que je suis en train de souffrir

C'est comme le poids d'un éléphant d'Asie

Quand l'attraction sournoise, écrase et broie

Pour être sûr qu'on est en train de souffrir

C'est bien plus que tout ça

Bien plus fort et bien plus gros

Bien plus douloureux, et bien plus dangereux

Quand le souvenir du visage apparaît: nette image

Pour être sûr qu'on est en train de souffrir

Mon coeur meurtri, assommé, brisé

Alerte rouge: l'image dans ma tête

Réapparue, ne me quitte plus

Que n'as-tu pas effacé toutes ces traces

A présent qui me collent à la peau

Cette flamme que tu n'as pas éteinte

Transforme ma mémoire en une ville de Troie, trahie!

Jane L'her







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Si y a plus de place

Posted at 16:24 on 13/1/2010

 

Si y a plus de place

 

Si y a plus de place pour mes émissions

Dans mon quotidien triste, sombre et spleen

Y a plus de place pour mon coeur

Dans cette vie que je déteste

Si tu veux que vraiment toute mon attention

Se concentre sur tes yeux au lieu de mes chansons divines

Y a plus de place pour les rêveurs

Dans ton quotidien ordinaire et sans conteste

Jane L'her

 


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J'ai envie d'écrire

Posted at 16:18 on 13/1/2010

 

J'ai envie d'écrire

J'ai envie d'écrire

Mais je ne sais plus écrire

J'ai envie de pleurer

Mais je ne sais plus pleurer

J'ai envie de fuir

Mais je ne sais plus m'enfuir

J'ai envie de rigoler

Mais je ne sais plus rigoler

J'ai envie de tout dire

Mais je ne sais plus rien dire

J'ai envie de voler

Mais je ne sais plus m'envoler

J'ai envie de sortir

Mais je ne sais plus m'en sortir

J'ai envie de gueuler

Mais je ne sais plus m'engueuler

J'ai envie de servir

Mais je ne sais plus m'en servir

J'ai envie d'y aller

Mais je ne sais plus m'en aller

J'ai envie de tout finir

Mais je ne sais plus en finir

J'ai envie d'inventer

Mais je ne sais plus m'inventer

J'ai envie de tout lire

Mais je ne sais plus lyre

J'ai envie de chanter

Mais je ne sais plus m'enchanter

J'ai envie d'arrêter

Mais je ne peux plus m'arrêter

J'ai envie de mourir

Mais je ne sais plus mourir

J'ai plus envie d'aimer

Moi qui y étais arrivée

J'ai plus envie de l'avenir

Moi qui le voyais venir

J'ai plus envie d'errer

Moi qui savais si bien herrer


Jane L'her

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Ode à mes maîtres du désespoir

Posted at 10:57 on 8/1/2010

 

Ode à mes maître du désespoir

La lumière qui nous guide

Quand on s’enfonce dans le vide

De ce chemin qui ne nous mène plus

Qui nous emmène je ne sais où

La lumière qui nous incite

A remonter cette pente si rude

Et qui nous tient par les deux bras

Pour nous tirer jusqu’en bas

La lumière qui nous délivre

Du malheureux froid d’octobre

Qui nous avait engourdi

Le cœur, le corps et la mémoire

La lumière aperçue de loin

Qu’on espérait, qu’on attendait

Quand on allait seul devant soi

Et qu’on ne suivait plus ses pas

La lumière qu’on attendait depuis

Ce départ qui nous avait affaibli

Qui nous ôtait tout notre cœur

De notre corps enseveli

Sous les décombres de la mémoire

La lumière qui nous appelle

Des tréfonds de notre détresse

Quand on est perdu et qu’on ne voit plus

Et que la vie ne nous aime plus

La lumière qui enfin nous sourit

Et qui nous attire et qui luit

Qui nous fige et nous sublime

Je ne la vois pas venir

Depuis que je marche dans le soir

Je broie mes idées toujours noires

Je taille ce bloc de marbre

Depuis des mois ou des années

Mais la sculpture que je croyais modeler

N’est qu’un bloc d’ennuis insensés

Le bout de la grotte des souvenirs

Qui me retiennent en arrière

Et dont personne ne peut me défaire

Je ne sais pas quand je le verrai

Je suis si triste et cette tristesse

Me colle à la peau

Et je tourne le dos à ma raison

Je grimpe à la portée de mes ratures

Je ne suis plus en mon âme, je crois

Où suis-je, s’il vous plaît ?

Mes maîtres que j’ai suivis

Que j’ai pensé pouvoir imiter, suivre

Messieurs, mes seigneurs, j’ai la foi

J’ai un aveu à vous faire : je n’y arrive pas

J’ai pensé pouvoir la maîtriser

Cette magie que vous m’aviez soudain confiée

J’ai cru que j’allais être comme vous

Mais, hélas ! Je ne suis qu’une admiratrice

Et les admiratrices, surtout si elles sont poètes

Ne vous suivent jamais jusques au bout

J’ai honte et je me méprise

Si vous pouviez abréger ma peine

Que ne pourriez-vous pas vous empresser de le faire ?

Je mélange toutes mes expressions, tous mes vers, et mes lignes sont monotones

Tout comme mes jours, mes soleils sans sommeil

Mes maîtres, je suis impuissante

Je suis détruite et pourtant j’aime encore

J’inquiète le monde, mais je n’aime pas ceux qui m’aiment

Romantique ou Surréaliste ? "Où est ma place dans cette impasse", "mon silence fera taire la tempête et assagira le feuillage profond", puisque "j’ai dans les mains deux mains abandonnées", que je ne sais aimer…

Vos lignes sont mes évangiles et grâce à vous, je crois

Vos cœurs sont mes prêcheurs, qui m’apprennent à prier

Ma religion, c’est vous, et si vous ne croyiez pas, O frères hérétiques et athées, ne vous indignez pas, laissez-moi m’en remettre à vous

Parnassiens du Cénacle qui me soufflez les transcriptions des rêves de vos cœurs, que je sens battre en moi

C’est ma poitrine, qui va faire éclater mon cœur en sanglots

Mes maîtres, je souffre et je suis digne de vous

Je suis vous, rien qu’un instant, et je me crois capable de vivre

J’abandonne la mort qui aspirait mon pauvre coeur, "j’ai bien pensé à mettre fin à mes jours, mais par lequel commencer?", "Le seul bien qui me reste au monde, est d’avoir quelques fois pleuré"…

"Il pleure, dans mon cœur" ! "Je suis née trop tard dans un monde déjà vieux" !

Mes maîtres, vos lignes recouvrent mon cœur, et elles sont l’épiderme de ma peau, et mes gènes et toutes les parties de mon corps, et les noyaux de mes cellules, et les protons de mes atomes, et chaque spore de mon parfum, et les mèches de mes cheveux, et ma trachée et mes artères, et mes jambes qui courent dans mes rêves, et je suis trafiquant d’armes et d’ivoire à seize ans, et je m’envole pour m’endormir, parce que, chers maîtres

C’est en dormant que j’échappe à mes rêves

Jane L'her

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Pour cette nouvelle année

Posted at 21:11 on 2/1/2010

Pour cette nouvelle année...



Je veux écrire

Je veux aimer

Je veux rire

Je veux pleurer

Je veux m’enrichir

Je veux me chercher

Je veux lire

Je veux partager

Je veux ralentir

Et aussi accélérer

Je veux aimer sans me mentir

Je veux rêver sans me salir

Je veux être aimée sans partir

 




Je veux qu’on me laisse souffrir

Sans constamment m’obliger à sourire

Je veux qu’on me laisse en poèmes

Sans constamment être martyre de moi-même

 


Je veux être mal puisque j’écris

Je veux être triste si c’est la vie

Je veux être seule si telle est la poésie

 


Je veux qu’arrête de passer le temps

Je veux arrêter d’espérer le printemps

Je veux m’enfuir en laissant les autres juger

Je veux tout fuir sans constamment me justifier

 


Je veux qu’on me laisse mourir

Sans constamment m’obliger à guérir

Je veux être seule si tout est déjà fini

Je veux être noire si c’est ça la vie

Je veux écrire et qu’importe le prix

Je veux abandonner les autres si je réussis





Jane L'her
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Dans dix ans, sans doute que

Posted at 21:07 on 2/1/2010

Dans dix ans, sans doute que...



Je serai écrivain


Je ne pourrai pas vivre sans écrire


Comme aujourd’hui


J’aurai un homme compréhensif pour ami


N’importe où, n’importe quand


Comme aujourd’hui


Je serai poète


Comme aujourd’hui


Je serai actrice


Comme aujourd’hui


Je serai chômeuse


Je serai allumeuse


Comme aujourd’hui


Je serai triste


Comme aujourd’hui


Je serai artiste


Comme aujourd’hui


Je serai baby-doll


Je serai folle


Comme aujourd’hui


Je serai seule


Comme aujourd’hui


Je serai pauvre


Comme aujourd’hui


Je serai forte


Je serai morte


Comme aujourd’hui


 

Jane L'her
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Je ne veux pas m'arrêter d'écrire

Posted at 21:04 on 2/1/2010

Je ne veux pas m'arrêter d'écrire



Je ne veux pas m’arrêter d’écrire

Pour moi tout le temps passé sans écrire n’est pas rattrapable

Alors je savoure chaque instant de poésie

Quand j’écris, je me dis que c’est si agréable

Que j’en oublie ce qui me fait tant souffrir !

Et j’arrête le temps rien qu’un instant, et enfin je souris

 


Non, je ne veux pas arrêter de rêver

Ne jamais mettre un terme à mes fantasmes

Je ne veux pas arrêter d’en faire trop

Ne jamais mettre fin à mes idées prétentieuses

 


Je ne veux pas m’arrêter de quitter

Ne jamais faire fuir mes ectoplasmes

Je ne veux pas arrêter mon stylo

Ne jamais assouvir ma soif de tendresse

 




Jane L'her
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Voilà donc pourquoi je suis née

Posted at 21:01 on 2/1/2010

Voilà donc pourquoi je suis née



Parfois je me demande



Ce que je fais là



Je ne sais pas pourquoi



Je regarde autour de moi



Les gens que j’aime ne m’aiment pas



Et ceux qui m’aiment, je les déteste



Qu’ai-je donc accompli de mes propres doigts ?



Apres tout, personne ne me voit



Vraiment comme celle que je suis pour toi



Probablement, dans ce cas, 



Si je suis là, c’est pour écrire



Que j’ai mal et que je veux mourir



Si je suis là, c’est pour exister



Mais si tu ne te retournes pas



Je ne suis plus rien



Si je suis là, c’est pour t’aimer



Et que tu m’aimes ou pas, je me sens bien



Car de t’aimer je passe à l’écriture



Et voilà que soudain toutes mes blessures



Si robustement incrustées à mon cœur

[se meurent



Si je suis là, c’est pour pleurer



De ne jamais pouvoir t’embrasser



Et ainsi me consoler



Avec les autres beaux garçons que j’ai croisés



Voilà donc, pourquoi je suis née



Jane L'her




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Les mots

Posted at 20:57 on 2/1/2010

Les mots



Je les trouve en marchant

En réfléchissant

En faisant le vide

 



Je les trouve en parlant

En écoutant

C’est mon cœur qui décide

 



Je les trouve en rêvant

En dormant

En cherchant

 



En n’y pensant pas

En vivant ma vie

En aimant

En écrivant

Le maître n’est pas moi

 



Je les trouve en creusant mes sentiments

En les analysant

En lançant des appels au secours

Dans mon Monde imaginaire

 



Je les trouve en luttant contre le temps

En lui résistant

En fixant les étoiles, tour à tour

Dans mon cœur presque ordinaire




Jane L'her
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J'ai failli partir

Posted at 22:40 on 16/12/2009

J’ai failli partir


 

 

J’ai failli faire la plus grosse connerie de ma vie

Que si je l’avais faite je s’rais pas là pour écrire

Que j’étais sur le point d’partir à Paris

J’ai failli partir pour ne plus revenir


 

J’ai failli blesser tellement de gens qui m’aiment

Que demain j’aurai pas l’cran de soutenir certains regards

Qu’ai-je donc appris en écrivant ce poème ?

J’ai failli m’en aller en direction de la gare


 

Qu’est-ce qui a fait que deux anges soient venus me chercher ?

Moi qui depuis ce midi étais enfin décidée

Qu’est-ce qui a fait qu’on m’ait sauvé la vie ?

Moi qui depuis trois mois n’ai plus la capacité d’aimer aussi


 

J’ai failli agir avec un tel égoisme

Que si j’étais allée jusqu’au bout je s’rais pas là pour me plaindre

Que j’étais sur le point d’partir et sans euphémisme

J’ai failli partir sans avoir rien à craindre


 

 

J’ai failli pleurer juste à côté de l’Odéon

Que faut-il que j’écrive de plus ?

Que j’étais sur le point d’quitter ma maison ?

J’ai failli m’en aller mourir dans la rue


 

Qu’est-ce qui a fait que deux anges m’aient arrêtée ?

Moi qui songeais à prendre le train, le métro et fuguer

Qu’est-ce qui a fait qu’on m’en ait empêchée ainsi ?

Moi qui ne vis plus qu’à moitié, qu'à demi


 

J’ai failli m’en aller sans me retourner

Qu’avec la sensation de ne plus exister

Qu’emportant avec moi le seul trésor qu’est mon cœur

J’ai failli faire de ma vie l’irréversible erreur





Jane L'her

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La vie à deux

Posted at 17:57 on 9/12/2009
La vie à deux





J’ai suivi l’arc-en-ciel
Qui menait à tes yeux
Je t’ai vue et dit: "Ciel !
J’aurais pas trouvé mieux!"
Dans le bleu d’tes prunelles
Qui m’faisaient des aveux
J’ai plongé car, si belle,
Tu me rendais heureux
Alors j’ai pris du sel
Du coin de tes yeux bleus
Et l’ai rendu au ciel
Pour l’implorer à deux




J’ai suivi tes deux mains
Qui touchaient les nuages
Je t’ai vue et dit: "Loin !
J’aurais vu un mirage!"
Dans le spleen de ton cœur vain
Qui a tourné ma page
J’ai senti battre le mien
Tu m’en faisais otage
Alors j’ai pris du tien
Un peu de son courage
Et l’ai rendu au mien
Pour oublier ton âge





J’ai suivi les oiseaux

Qui menaient à ton âme
Je t’ai vue et dit: "Oh !
J’aurais pas trouvé femme!"
Dans l’étincelant joyau
Qui te forge tes armes
J’ai pleuré car, si beau,
Tu m’as lancé ton charme
Alors j’ai pris du temps
Du coin d’mon état d’âme
Et l’ai rendu au vent
Pour essuyer tes larmes




J’ai suivi ton sourire
Qui touchait l’innocence
Je t’ai vue et dit: "Sire !
J’aurais donc vu l’absence!"
Dans les notes de ton rire
Qui me donnait un sens
Je l’ai senti partir
Tu m’as pris ma seule chance
Alors j’ai pris d’ta lyre
Un peu d’son insistance
L’ai rendu sans rien dire
Pour continuer cette danse




Jane L'her
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J'en ai assez de parler d'moi

Posted at 17:55 on 9/12/2009
J'en ai assez de parler d'moi




J’en ai assez de parler d’moi
De toutes ces choses qui ne vont pas
Qui m’emprisonnent et qui me tuent



J’en ai assez de dire que ça va pas

Ca n’arrive décidément qu’à moi
Que j’abandonne et qu’j’en peux plus



J’en ai assez d’baisser les bras

Devant ces choses qui n’vont pas
Qui empoisonnent ma vie déchue





Chaque fois que je vais bien
Ca repart comme si de rien



Chaque fois que j’me relève

Ca r’part et m’laisse me morfondre



Chaque fois qu’jtrouve un instant d’joie

Ca repart comme si de rien



Chaque fois que j’maccroche
Ca repart et me laisse comme Londres





Triste, triste

Oh si triste



Je veux mourir
Je veux partir
Sans plus jamais revenir




Triste, triste

Oh si triste



Je ne veux plus courir

Ne peux plus sourire
Ni tenir




Jane L'her
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Moi, quand j'écris

Posted at 17:53 on 9/12/2009
Moi, quand j'écris





Moi, quand j’écris ma vie
Je ne vois que du noir
Je n’ai plus du tout d’envie
Je perds même l’espoir



Moi, quand j’écris l’amour

Je ne vois que la mort
Je n’y crois pas toujours
Et pourtant j’aime encore



Moi, quand j’écris le Monde

Je ne vois que la nuit
Je compte chaque seconde
Je ne sais plus qui je suis



Moi, quand j’écris : Poésie

Je veille souvent très tard
Je ne sais pas si je réussis
Et pourtant j’ai envie d’y croire




Jane L'her
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Inutile d'insister

Posted at 17:52 on 9/12/2009
Inutile d'insister




Pourquoi quand je me sens tout à coup bien
Faut-il qu’il ne me reste rien
De ce bonheur si éphémère



Pourquoi quand je me sens tout près du sien

Faut-il que je ne garde rien
De son cœur si ordinaire



Ma vie, je ne l’aime déjà pas

C’est pas la peine d’en rajouter
Je ne veux déjà plus de moi
C’est inutile d’insister



Pourquoi si je souris soudain pour rien
Faut-il que rien ne persiste
Dans ce bonheur caché



Pourquoi si j’imagine qu’il est mien

Faut-il que vraiment il existe
Dans ce bonheur brisé



Ma vie, je ne l’aime plus

C’est pas la peine d’insister
Je suis un cœur déchu
C’est inutile d’en rajouter




Jane L'her
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